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Shasha Saphir Guiga

Shasha Saphir Guiga paintingDédié à Shasha

Ce livre consacré à ta peinture, c’est le livre d’une vie. Tu me permettras d’écrire que c’est aussi, en un sens, le livre de notre vie.
Vivre aux côtés d’une artiste, c’est l’aventure au quotidien.
C’est l’Atelier, à la fois ouvert et secret ; un bazar joyeux, coloré : mais aussi un temple pour un dieu mystérieux : le dieu Art.
Quand on y entre, tu nous vois ou tu ne nous vois pas, on ne le sait jamais.
L’atelier c’est aussi un débordement incessant sur le reste de la maison. Il y a des bruits de musique qui rythment le travail, et l’enveloppent dans le silence de l’inspiration intérieure.
Ce sont aussi les horaires des repas chamboulés ; les rendez-vous oubliés ; les longues soirées d’isolement jusqu’aux heures du petit matin à poursuivre l’étoile filante de l’inspiration.
Il y a les jours avec, et les jours sans.
Sans l’inspiration, des jours cafardeux, brumeux, silencieux.
Avec l’inspiration, des jours lumineux, féconds, se reflètent dans des petites lumières dans les yeux. Pour moi il y a les moments difficiles quand, à brûle-pourpoint tu me poses la question : que penses-tu de ce tableau ?
Comment répondre, quand pour ma part, je ne peux pas mettre deux couleurs ensemble sans que cela fasse un fâcheux « barbouillis ».
Comment répondre, quand pour ma part, dans la culture, notre culture de l’époque, la peinture et l’éducation artistique en général occupaient à peine la marge de notre espace, avec un tantinet de mépris ignorant.
Et pourtant, il fallait te répondre.
C’est pourquoi tes questions m’ont obligé à tourner ma curiosité vers ce champ culturel si vaste et si fécond des arts plastiques. Fameuse découverte, inépuisable exploration d’un monde merveilleux, vibrant.

C’est ainsi que l’aventure devient culture, culture au quotidien.
Nos goûts n’étaient pas toujours les mêmes. Je me suis entiché de tableaux que tu n’aimais pas ; et je n’ai pas compris la valeur de certains autres qui ont eu un grand succès.

Shasha Ekberg Farhat Gorgi SehiliShasha Z.Turki Hassen.Soufi A.Ben.Salem

 Anita Ekberg, Ammar Farhat, Abdelaziz Gorgi, Mahmoud Sehili & Shasha             Zoubeir,Turki, Shasha, Hassen Soufi, Driss Guiga & Aly Ben Salem

De te côtoyer dans ton travail, de nos débats et de nos échanges personnels et avec les autres, de ces rencontres avec les artistes, Tunisiens et étrangers, il m’est venu le goût pour la dimension esthétique des choses ; il m’est venu la conviction que la présence de l’art est un accomplissement nécessaire à la plénitude de la vie.
C’est à toi que je le dois. Je te remercie.
Driss Guiga

 

My dear Shasha, you laugh, you dance, you paint. There are some who try to do good to others and there are some who are good. You are one of the best. You give me joy.
Man Ray

“La peinture de Shasha c’est du figuratif à travers le rêve. “
Dubuffet

“…un talent tour à tour puissant et délicat. L’imagination de Shasha ouvre au rêve des voies fleuries. “
Chedli Klibi

La Tunisie a toujours inspiré les peintres par ses paysages, ses couleurs, sa lumière incomparable – on sait l’importance considérable que revêtit le voyage en Tunisie pour Kandinsky, Macke et Klee au début du vingtième siècle et comme les salons tunisiens favorisèrent l’éclosion de nouvelles générations de peintres ; étrangers profondément attaché aux beautés qu’ils avaient découvertes et Tunisiens de souche apportant aux mouvements internationaux de la peinture la forte personnalité d’une école originale et offrant des repères picturaux essentiels à un peuple marchant vers l’émancipation politique et l’affirmation nationale. Au début des années cinquante, l’Ecole de Tunis imposait définitivement les critères de sa révolution artistique et ouvrait la voie aux générations futures.

Shasha Guiga est à la fois l’héritière de cette histoire remarquable et l’une des protagonistes essentielles de l’arrivée de la femme tunisienne dans l’univers de la peinture. Epouse et mère aux accomplissements exceptionnels, amie rayonnante de chaleur et de fidélité, femme d’action et de volonté dont les intérêts intellectuels ne connaissent, ni les frontières ni les barrières sociales, Shasha Guiga a toujours cultivé la peinture comme le jardin secret qui donnait la cohésion essentielle à une vie active aux dévouements innombrables. Son jardin secret n’est pas un violon d’Ingres, - (et bien que l’on sache maintenant que le prodigieux peintre du XIXe jouait effectivement très bien du violon, ce qui relativise un peu plus la notion d’activité parallèle chez les artistes ! L’art est un tout qui s’exprime à travers chacun des gestes de la vie fussent-ils les plus habituels et les plus profanes) -, mais un jardin secret est plutôt le domaine où l’on cultive la méditation nécessaire, le calme indispensable à la réflexion, la pratique de la spiritualité » personnelle.

Les vies les plus harmonieuses ne sont pas à l’abri des pires coups du sort et des malheurs les plus incontournables. Shasha Guiga à la pudeur de ne pas en faire état et de présenter constamment un front serein à ses proches mais ceux qui la connaissent peuvent deviner de combien a été baigné ce jardin secret entre les peines frappant les êtres chers et les pressentiments d’autres détresses à venir. Mais toujours le tranquille courage, l’amour des êtres et des choses, la simplicité foncière malgré le brillant de l’existence, la croyance chaleureuse dans le bonheur de vivre resurgissent sur la palette et la toile que Shasha Guiga a transporté partout avec elle : fleurs aux grands aplats de couleurs, et aux bouquets savamment agencés où les différentes lumières du jour font passer l’espoir du matin, le flamboiement du grand minuit, la tendresse douce-amère du soir ; spectacle de la nature où ses arbres déchirés, rappellent que l’harmonie est un combat et se conquiert au prix de grandes batailles intérieures.

Portraits lumineux d’affection pour ce qui ont eu la chance de se glisser dans son atelier et sous son regard et que n’épargnent pas la caresse parfois de la malice, de l’ironie légère, de doux secret à peine et fugitivement dévoilés. Shasha Guiga a choisi une peinture figurative pour que le message soit compris de tous, mais il y a chez cette artiste intellectuelle et extrêmement cultivée, la puissance des grands abstraits et leur volonté de déconstruire le monde pour lui substituer un univers intérieur. Observez bien les couleurs et leurs agencements, une autre réalité subtilement décalée de l’exactitude s’y déploie car l’art de Shasha Guiga ne consiste pas à nous rendre le monde d’une femme, d’une Tunisienne et d’une artiste qui s’inscrit avec son temps dans chacune de ses perspectives, mais qui s’exprime à la manière inoubliable d’un peintre du silence et du recueillement.
Frederic Mitterrand. Hammamet été 99

“Eclatement violent de la couleur, raffinement fluide, une féminité évidente. Je pense qu’elle a réalisé de belles toiles : j’aime fleur rouge n°25 et le 59.
Sincères amitiés. “
Mahmoud Sehili

“En regardant longtemps, on entre dans le temps de l’image regardée. “
Orhan Pamuk

“ Regarder les tableaux de Shasha, c’est vérifier cette théorie qui prétend que toute œuvre authentique est aussi autobiographique. Ainsi, toute sa vie, Matisse a dessiné des corps et des visages limités à des filets d’eau qui s’écoulent d’une façon aussi limpide qu’il a modelé son existence. Chagall a repris en couleurs tous les refrains de son enfance regrettée. Picasso n’a cessé de hurler “ Liberté“. Et Shasha clame son entrain, que tout le monde connait : spontané, généreux et vivifiant. “
Francis Spar
Directeur fondateur de la revue “Connaissances des Arts“

Grâce à la communion privilégiée de la main et du regard, du cœur et de la pensée, l’art de peindre devient un mode privilégié d’existence...Peindre, malaxer les couleurs, se battre avec les forme, faire naître des paysages, des fleurs, voilà la source de toute mon ivresse et de mon équilibre.“
Shasha Guiga

Shasha Guiga 124

Hammamet   

 

Ahmed Zelfani

A-Zelfani-portr-RTemimiAhmed Zelfani, une quête éternelle.

 Ahmed Zelfani est ce qu’on appelle un autodidacte accompli. Ses premières amours furent avec le verbe. «J’ai divisé la lettre en deux et j’ai fait parler la moitié...», dit un de ses poèmes. Et l’image prend chez lui toutes sortes de concrétisations, se déployant sur les planches de théâtre qui donnent corps à ses textes, se reflétant à travers son appareil photo ou prenant forme sur la toile à travers une palette onirique à souhait... L’art n’a pas de frontière pour lui et sa seule demeure est l’émotion. Entretien.

 

 

 

Avril/Mai 2012 - CHERIF FINE ART, Sidi Bou Said - Exposition picturale de Ahmed Zelfani:


D.R.Credit photo: Rim Temimi

L’écriture fut le début?

Oui et plus exactement la poésie. Quelques-uns de mes poèmes furent, d’ailleurs, publiés dans quelques journaux à l’instar d’El Mostakbal. Il y a eu aussi l’écriture théâtrale. J’ai ainsi écrit les textes de plusieurs pièces, la première, vers la fin des années 80, était une pièce pour enfant intitulée "Boussaâdia aw lila thania baâd el alf" produite par «Masrah el Aarayes». Il y a eu aussi, et entre autres, Bab el Aarch (masrah el halka) mise en scène de Yahia Yahia, Paradis sur terre, en 1990, d’après le texte de Tennessee Williams et l’année d’après Echec et mat (d’après synopsis), toutes deux pour le Théâtre National. Cette dernière pièce qui a réuni de talentueux comédiens était censée, à l’époque, ouvrir le festival de Hammamet. D’ailleurs ce fut son unique représentation car censurée par la commission. Toute l’équipe qui y a travaillé est sortie de cette expérience avec beaucoup d’amertume et de déception. Je regrette surtout l’excellent décor de Tarek Ben Aziza qui est une réelle performance et qu’on s’est empressé de détruire par la suite... Ce fut, presque, le dernier texte que je livrais au théâtre. Je m’en suis éloigné depuis pour me consacrer à la photographie (photo d’art, photographe de théâtre et de plateau cinéma...). Tes textes ont-ils été édités?
J’aurai pu éditer des recueils de poésie et des pièces que j’ai écrites mais comme je n’ai pas les moyens et que je ne sais pas comment en chercher (sourire) ça ne s’est jamais fait. Mon truc à moi c’est la production, je crée mes textes pour les laisser s’épanouir et c’est aux autres de les récolter...

D.R.Credit photographies: Ahmed Zelfani

Et la peinture?
Il y a beaucoup d’images dans mon verbe et c’est ce qui a fait que je me suis tourné vers le théâtre (écriture, scénographie, lumière, affiches) où l’image est vivante et avec elle l’émotion. Avec la photo j’ai eu les mêmes soucis et avec elle l’entrée en jeu du consommateur qui donne naissance au verbe et de même pour la peinture.
A l’époque je me suis essayé à la photo-peinture, un genre complètement nouveau que j’ai développé à coups d’essai et d’expérimentations.
Je travaillais alors sur des petits formats de peintures et de fortuits essais m’ont amené à expérimenter le mariage de la peinture et de la photo (montage photo, peinture sur photo...) en récupérant, entre autres, des photos ratées. J’en ai fait toute une approche et c’était mon expérience photo-peinture. Ces travaux furent exposés la première fois, en 1992, à la galerie Mille feuilles lors d’une exposition personnelle. Certains peintres ont vu, à l’époque, que j’avais désacralisé la photo et les artistes-peintres de même pour la peinture. Je me suis attiré les critiques des deux (sourire). Il faut dire que c’était la première fois qu’on voyait cela en Tunisie...

APARTé | 8 Fevr > 1er Mars 2014 | Peinture de Ahmed Zelfani, Galerie Kalysté, la Soukra:

Credit photo: Hamadi Ben Neya  

J’aime expérimenter de nouvelles pistes, explorer des zones inconnues et quand je perds le goût du risque je passe à autre chose. Je n’aime pas quand cela relève du préfabriqué de la recette. D’ailleurs, certains disent que derrière mes peintures se cachent plusieurs peintres et c’est ce qui fait que mes travaux ne se ressemblent pas... Je suis un autodidacte par excellence et la diversité de mon œuvre s’explique aussi par cela.


Tu es donc dans l’expérimentation?
Oui on peut dire cela mais en respectant toujours des normes simples mais très importantes. La finalité étant toujours pour moi l’émotion, arriver à la dégager avec mes propres moyens. Une émotion distillée par l’acuité du geste et de la technique.
J’expérimente, certes, mais la technique prime chez moi et avec elle le sujet. Loin d’être pour un académisme cru, j’essaye plutôt de freiner un peu et prendre du recul pour ne pas tomber dans cette crise que connaît la pratique artistique depuis la Seconde Guerre mondiale. Je revendique un retour au savoir-faire et à la technicité, tout en empruntant des références et des outils actuels et contemporains. D’ailleurs, partout dans le monde, on commence à se réconcilier de plus en plus avec la notion du savoir-faire et la technicité est revendiquée même par les générations émergentes.

Qu’est-ce que l’art selon ta conception?
C’est une émotion sentie et pressentie par le créateur qui la concrétise pour la livrer au «consommateur» qui en fait à son tour une émotion. L’art pour moi est un langage fait d’émotions échangées qui doivent passer par la phase de concrétisation. L’œuvre doit provoquer quelque chose chez le spectateur, une pensée, une idée mais toujours enveloppée d’émotion. D’ailleurs, pour moi, l’art éphémère n’a plus de sens et ne rime plus à rien actuellement. Le temps de l’œuvre et l’œuvre du temps sont très importants dans la pratique artistique. L’œuvre se doit d’être vécue et l’art est viscéral ou ne l’est pas... C’est ce qui fait que, par exemple, l’œuvre de Shakespeare soit demeurée éternelle

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 avec Hamadi Cherif (2012). Cr.Ph.: Dalila Yacoubi

Comment naît l’œuvre chez toi?
La naissance de l’œuvre est antérieure à sa réalisation, elle peut émaner d’un ancien poème ou d’une pensée jamais concrétisée. Mon travail est basé sur la continuité, il n’y a jamais eu de rupture chez moi entre la poésie, le théâtre, la photo et la peinture, d’ailleurs je ne datais pas mes œuvres avant (je le fais actuellement par souci d’archivage) car pour moi elles font partie d’une seule entité indissociable.
L’œuvre est une quête, une histoire d’amour, une concrétisation du désirable, du rêve... Ce rêve peut être là depuis mon enfance et je continue à le chercher; si je l’aurai trouvé j’aurai tout arrêté... L’œuvre, pour moi, n’a ni début ni fin, c’est une perpétuelle quête durant laquelle on ne cesse d’apprendre. Elle émane de ces plus belles rencontres qui se font hors des sentiers battus. D’ailleurs le thème de l’errance est présent dans ma peinture. Il est soit palpable sur la toile soit à travers les titres de mes tableaux.

Ahmed-Zelfani troika-2009

Troika (2009)

Qu’est-ce que l’acte d’exposer pour toi?
Cela demande beaucoup de temps et l’œuvre doit prendre son temps pour germer et pour se concrétiser. C’est un plaisir collectif qui émane d’un acte intime et profond. Il y a le faire et le non-faire et parfois le non-faire est beaucoup plus difficile que le faire, dans le sens où on n’opte pas pour le spectaculaire, pour le prêt-à-porter, pour l’expéditif... toutes les œuvres ne sont pas «exposables» et moi-même j’ai plein d’œuvres que je refuse d’exposer....(...)

lapresse.tn  propos recueillis par Meysem MARROUKI  28-05-2012

Zelfani Cherif-04-2012 23

Collection de l'état:

Huile sur papier 1999/2000:

Ahmed-Zelfani 04

Press:

A la Galerie Kalysté. Euphorie créative - Fevrier 2014

"FACE A FACE" Exposition de Ahmed Zelfani, Galerie Des Ateliers, Carthage - Juillet 2011

 

Aïcha Snoussi

A.Snoussi-PortraitNée en 1989, Aicha investit très jeune l'espace public. C'est sur les murs de sa maison qu'elle s'initie au dessin, avant de poursuivre à l'école en "marquant" cartables, tables de classe, toilettes ... Puis guitares et bras de ses amis au lycée. Tout en poursuivant ses études aux Beaux-arts de Tunis, elle investit aussi quelques murets de galeries : Essadi, Maison des Arts du Belvédère, Artyshow, Aire Libre, Palais Kheirredine et enfin la galerie Yahia pour une "Nonne-Expo" personnelle en septembre dernier. Aicha affectionne le tout petit format, que ce soit dans ses dessins ou ses gravures, mais aussi le tout grand. La fresque réalisée au feutre noir sur le mur du Plug réunit les deux, puisqu'elle est a la fois immense et minuscule par ses détails.
Aicha est actuellement résidente au centre des Arts Vivants de Rades, et travaille sur un projet, "Maxula per penna", mêlant pseudo-histoire, enquêtes sanglantes et coloriage.

La Nonne-Expo (2013) :

Mes frères, mes sœurs,

Amis du luxe et des vanités, amis des stupres et des banquets, chevelus fêtards des tavernes dépravés, bedonnants poivrots des quartiers malfamés, grosses matrones et danseuses de cabarets, fillettes volages et garçons efféminés, octogénaires lubriques et libidineuses voisines de paliers, laïcs désabusés, spécimens dégénérés, tantouses dévergondés, suppôts de Bacchus et malheureux débauchés, pécheurs et pécheresses égarés… voici enfin l’occasion de vous racheter ! En ce saint Vendredi 13 du mois de Septembre, venez assister à la NONNE-EXPO et retrouver la foi dont vos esprits se sont détournés ! Les Nonnes-œuvres exposées guideront vos âmes vers le droit chemin et inonderont vos cœurs noircis, de couleur et chasteté ! La Nonne-expo sera officiée par S. Aïcha à partir de 17h30 à la Galerie Yahia du Palmarium...Il vous suffira de prendre le premier puis le second escalator et suivre l'indication une fois au deuxième étage.

Note précieuse : L'hostie sera généreuse.

"Cette jeune artiste hors du commun débutera dans la peinture et le dessin. Ses peintures seront même exposées lors de l’édition 2008 du Festival de Jazz à Carthage. Le thème de l’exposition était bien évidemment le Jazz. Mais Aïcha a su apporter sa touche à cette exposition jouant sur les images et les mots. Son style, bien à elle, fait de cette artiste en herbe, un personnage atypique et réellement prometteur. Cela pourrait s’expliquer également par ses influences artistiques « Je ne suis pas influencée par un courant en particulier mais j'adore le grotesque, que ce soit les portrait de maîtres du moyen âge ou encore des œuvres surréalistes ! La laideur,  j’adore ça ».  Ne dit-on pas que  « la beauté est relative » ?"

Autoportraits 2008-2013 :

"Mais la jeune artiste a plus d’une corde à son arc. En effet, elle ne s’arrête pas à la peinture et au dessin. Très habile de ses mains, elle « gratte » toutes sortes de matériaux. L’une de ses premières peintures était faite sur du bois gratté. Avec ses ustensiles, elle grattera plusieurs guitares les ornant ainsi de dessins et autres figures. Ce qui pourrait être un premier pas vers la spécialité à laquelle elle se destine dans son cursus : la gravure."

"En plus de ce don pour les arts, Aïcha écrit des comptines et des madrigaux. (Le madrigal est une forme ancienne de musique vocale qui s'est développée au cours de la Renaissance et au début de la période baroque). « Je n’écris pas de la poésie, ni de la prose, ça doit être quelque chose entre les deux ». Et, malgré l’absence de publications, ce quelque chose comme elle le définit est d’une qualité qui ferait des jaloux. Mêlant un français épuré, de jolies tournures de phrases et une grande pincée de malice, ses écrits sont à son image : originaux, intrigants et bourrés d’humour."

"Pour tous ses travaux, Aïcha puise, essentiellement, son inspiration dans les personnages de la littérature, les dessins animés, les histoires du moyen âge, son entourage ou encore le monde du cirque:« Les animaux et les hommes m’inspirent beaucoup surtout ceux qui sont très laids, au point d’en devenir attendrissants. »"

Bien que son avenir soit encore plein de rebondissements et de surprises, Aïcha est sûre d’une chose. Dans un futur proche, elle se lancera dans ce qu’elle appelle "un voyage médiéval ". Ce voyage consiste à étudier de près des œuvres d’époque, et de s’en imprégner. Ce travail a pour but de donner naissance à des œuvres inspirées de ce qu’elle aura rencontré lors de ses recherches mais portant son empreinte à elle sous forme de parodies par exemple."

"« Il y a un peintre qui ma beaucoup inspirée. Il s’appel Gérard Willemenot, c’est un peintre contemporain qui fait des choses formidables, tout en utilisant des techniques très anciennes. »"

Mural du Plug (La Marsa):

Mural-Plug-Aicha-Snoussi 00

Photos "Mural du Plug" : Rim Temimi

Extraits texte A.Snoussi : Azyz.B (04-2009)  www.leaders.com.tn

Press: - Dessine-moi un droit chemin!
           - La Nonne—Expo à la Galerie Yahia.

 
 

Hédi Naili

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Hédi Naili
Artiste-Peintre, Historien d'Art, Muséologue & Archéologue
 

Extrait article de Bady Naceur, Presse.tn

« Je n’avais pas revu Hédi Naïli depuis une trentaine d’années, ou plus. J’avais entendu dire qu’il avait d’abord été à Tripoli, puis à Manosque au pays de Giono et des cigales, dans le midi de la France. Puis à Paris où Lisa Séror me l’avait confirmé.

J’avais connu Hédi Naïli au tout début des années soixante-dix, chez Juliette Nahum, au salon des Arts, à la rue Ibn-Khaldoun. A l’époque, il y avait encore quelques-uns des membres du groupe des Six qui s’était sabordé: Néjib Belkhodja, Lotfi Larnaout, Nja Mahdaoui… Le groupe des Cinq aussi, plus jeunes (Férid Ben Messaoud, Belkhamsa, Noureddine Sassi…). Nous vivions déjà dans une dictature de plus en plus visible, contraignante, y compris dans le milieu de la peinture et des arts scéniques.


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Jusqu’en janvier soixante-dix-huit, le malaise social, puis la «guerre du pain» et des élans identitaires de l’intégrisme déjà, comme aujourd’hui, d’ailleurs. Mais Hédi Naili, abstracteur géométrique ou même lyrique, se cherchait encore, se défendait aussi d’entrer dans les arcanes de la figuration mimétique de l’Ecole de Paris, comme celle de l’Ecole de Tunis ou chez le groupe Soixante-dix, à travers une peinture qui exaltait le patrimoine «arabo-musulman», à travers la lettre et le signe, la contrepartie ou le détournement de sens, par rapport aux caciques de la figuration classique, telle qu’enseignée alors aux Beaux-Arts de Tunis, l’unique école, à l’époque, en Tunisie.


H.Naili-M.Messadi

Hédi Naili & Mahmoud Messadi (Ministre des affaires culturelles), années 70.

Ce désir d’aller voir ailleurs pour mieux acérer sa vue, de se dire comme Matisse qu’il faut ouvrir des fenêtres (celles qu’il peignit à Collioure) pour mieux apprécier la nature, retrouver la beauté du réel à travers soi ou, comme Pollock, se dire : «Je suis la nature», c’est peut-être ce petit grand tour, ce détour et ce retour qui auront été le lot de Hédi Naili et de tant d’autres artistes de sa génération qui ont préféré prendre le large.

Devenir des Ulysse traversant la Méditerranée à contre-courant du héros mythique pour accéder à ces «promenades de rêveries solitaires» dans les grandes cités, plutôt que dans les prés. Imprévisible retour aux sources de Hédi Naili à travers ses visions qui nous donnent des illusions ou vice-versa. Ses rêves qui lèvent d’une toile à l’autre comme des champignons. Des rêves matissiens auxquels il voue un culte admirable. Parce que peindre, c’est prendre un plaisir fou à le faire. Et qu’il faut laisser venir les choses, ne pas être effrayé par la blancheur de la toile, le vide. Laisser faire la «manu-tension», cet «accord du sensible et du spirituel» comme le disait Hegel, à travers son Esthétique.


-Hedi-Naili-_2
Hédi Naili fait, maintenant, du corps à corps avec ses toiles, avec la peinture. Ce retour à la figuration, celle des corps à corps justement, des nus qui se juxtaposent ou se fondent les uns dans les autres, ces sexes alanguis, ces connexions, et ces disjonctions, corps à peine esquissés graphiquement, mais généreux en matières colorées, fluides et jouant à la transparence, au clair-obscur, tout cela assemblé aujourd’hui comme des images mouvantes et remuantes d’un cinéma. Des images qui musiquent parfois dans l’harmonie, parfois à travers une stridence insoutenable. Au plus près de Matisse, mais aussi de Lautrec, auxquels il a rendu des hommages nombreux en France, Hédi Naïli est dans la veine «néo-orientaliste», en jouant beaucoup de la contradiction entre l’héritage du passé et les données modernes.

Ses corps peints sont des corps combinés, ce sont des fluides humains qui s’interpénètrent : le lait dans sa blancheur, le sang dans le rouge incandescent, le feu de braise. Et puis, le violet pâle ou le bleu outre-mer, celui du rêve. Les combinaisons de ces couleurs sont aussi des éléments d’expression de la pensée de l’artiste qui réactualise ainsi ses visions, par rapport à une actualité vivante. »…


Extrait article de Bady Naceur, La Presse 10-03-2012
Source : lapresse.tn


PÉRIPLES D’UNE VIE (Espace culturel Le 14, Tunis 2009)


Expositions personnelles
Tunis   Djerba   Gammarth    Paris   Tell Chioukh (Syrie)  Québec      Niort       Sidi Bou Saïd      Le Bardo     Manosque      Zurich      Le Caire   Bandol (France)     Casablanca      Zagreb (Yougoslavie)     Varsovie     Rome       New-York     Grèce      Calcutta     Vienne  

Réalisations personnelles            
Projet de création d'un site Culturel & Environnemental    Kerkennah    Tunisie    1999
"Uthenah"            
Décors Piano-Bar "Cockail's Garden    Juvisy    France    1999
Toile condamnant l'assassinat des 7 Pères Trappistes    Paris    France    1996
en Algérie (Monseigneur Lustiger)      

     

En collaboration avec le peintre algérien Ahmed Stambouli


Restauration de Peintures Murales            
Casino de Figuera da Fos        Portugal    Entre
Fresque du Relais du Bardo    Le Bardo    Tunisie    1992
Rénovation des bleus de la Synagogue de Ghriba     Djerba    Tunisie    et
"Si Massalia m'était contée"    Marseille    France    1974 

 

Fresques murales 2012

 

Prix
1974 : Prix du centenaire de Raymond Duncan
1975 : 1er Prix de peinture du « Salon du Prix de New York » - New York
1983 : 1er Prix au « Concours du Jeune Peintre de Manoque » - Manosque
1983 : 1er Prix au « 2ème Grand Prix des Jeunes Peintres » - Avignon
1987 : 1er Prix de la Peinture Contemporaine – Le Bardo – Tunisie

CHERIF FINE ART, Sidi Bou Saïd. Avril 2012


Ils en ont parlé :

« … il n’aura fait que cultiver ses racines de loin... »
Bady Ben Naceur – La Presse

« Le surréalisme contient et déborde les rêves. Hédi Naili en semble avoir choisi l’exploration. Par le biais du fait pictural. »
Sophie El Goulli

« Par sa formation pluridisciplinaire, Monsieur Hédi Naili me paraît apte à nouer les liens entre des disciplines longtemps opposées qui doivent désormais collaborer tant à la sauvegarde des biens culturels qu’à une perspective plus interne du ménage des hommes et des artistes »
M. Hours – Maitre de Recherche au CNRS et Conservateur en Chef des Musées Nationaux

« Matisse is said to have broken the framework of Occidental Art. Hédi Naili for his part offers wide open doors over a nice and crude universe »
Jacques Bélanger

 

Hédi Naili - Hommage à Faouzi Chtioui :

Voir Biographie complète

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Voir + de peintures

Hedi-Naili-portr-2012

 

Skander Dhaoui


portrait-skaDepuis une trentaine d’années, Skander Dhaoui est chef éclairagiste de cinéma, du grand cinéma, de films tels que « Star Wars », « Pirates » ou « Madame Butterfly », ainsi que de très nombreux films tunisiens et de plusieurs tournages à l’étranger.
La  lumière  est  son  sujet,  il  la  dompte,  la  canalise  et  la  dirige  comme  un  chef d’orchestre dirigerait une symphonie.
Clair-obscur, plein jour, sfumato, lumières rasantes, lumières froides, lumières croisées,
lumière  qui  sublime  un  visage,  lumière  qui  détache  un  objet,  il  connaît  tous  les secrets et les magies de la lumière et de l’obscurité, sa rivale.

Entre  deux  tournages  il photographie,  son  appareil  n’est  jamais loin,  son  oeil  est toujours  à  l’affût.  Il est  de  la génération  du  numérique  qui  permet,  partout  et  à n’importe  quel  moment  de  la  journée,  de  prendre  des  centaines  de  photos  de paysages, scènes ou portraits qui attirent son regard.

Ce  regard  est  toujours  curieux,  affectueux,  étonné,  intéressé,  plein  d’humour  et surtout extrêmement généreux.

 

Il aime ce qu’il voit et le montre, le partage, le publie sur les sites sociaux, l’expédie aux quatre coins du monde, pas très bavard il communique en photos.

Skander offre des images qui se passent du poids des mots, c’est un collectionneur d’instants qui ressent douloureusement la marche impitoyable  des ans et la disparition des objets familiers du passé.
En fixant pour toujours ces visages, ces bâtiments, ces appareillages de pierre, ces métiers en disparition, ces couchers de soleil ou ces obscurités secrètes, il sait que ce sont des clins d’oeil d’éphémère qu’il sauve de l’oubli.

Il se bat à sa manière, appareil en main, pour retenir la beauté et la poésie d’un monde qui évolue et change sans cesse, pour retarder le moment de la dernière scène et le dernier clap d’un film où nous sommes tous les acteurs d’un jour.

Leila Souissi - Commissaire d'exposition, "En noir & en couleur" - Le Golfe-Marsa Cube-(Janv 2011).

FB page - +de photos - ++

Press (article en italien) - Interview Tunivisions

Cinema

La Marsa

Dar Hmed Bey

Abu Dhabi

Nuit à l'aéroport

Tunisie

Errance nocturne - La Médina

Jour de gloire

Mahres Art

Nord-Ouest

Ras Jbel

La Medina de Tozeur

Ksar

 

 

 

 

 

 
 

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