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Home Histoire de l'Art & de l'Artiste ''L'Art plastique en Tunisie'', ouvrage publié par l'Alecso

''L'Art plastique en Tunisie'', ouvrage publié par l'Alecso

  

 

alecso 

TUNIS - L'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences (ALECSO) consacre une partie de ses activités à la publication d'ouvrages traitant différents domaines de la culture. Parmi ces ouvrages figure la collection ''l'art plastique dans le monde arabe'' qui compte 13 livres en la matière couvrant plusieurs pays arabes dont la Tunisie.

L'ouvrage ''l'art plastique en Tunisie'', 136 pages, est un livre d'art de grand format reparti sur quatre chapitres.

Le premier chapitre concerne les débuts des arts plastiques en Tunisie. A ce propos, l'auteur, en l'occurrence l'écrivain et artiste tunisien Ali Louati, indique que l'introduction des techniques de l'art plastique en Tunisie a eu lieu au début du 19ème siècle par le biais des Turcs, et ce, à travers la peinture sous verre, portant sur des thèmes universels impliquant la conscience collective, loin de toute démarche subjective de l'artiste.

Lors de la dernière décennie du 19ème siècle, une nouvelle tendance artistique a vu le jour avec le recours à la peinture de chevalet, se basant sur l'individualité de l'artiste qui se débarrasse de plus en plus de l'esthétique collective pour asseoir sa propre vision des choses et célébrer ainsi sa propre sensibilité.

Le premier Tunisien qui s'est aventuré dans cette voie était Ahmed Osmane qui a utilisé la technique de la peinture à huile sur toile en respectant les règles esthétiques occidentales.

Ce premier chapitre comporte également des données sur le premier Salon tunisien qui a ouvert ses portes en 1894 au siège de l'Association ouvrière maltaise afin d'attirer les peintres et les architectes français en Tunisie dans le cadre de l'urbanisation du pays.

Le Salon tunisien a joué un rôle primordial dans la naissance du mouvement plastique tunisien d'autant que les peintres tunisiens ont été influencés par leurs collègues étrangers.

Le premier tunisien à avoir exposé ses œuvres sur les cimaises de ce Salon était Abdelwaheb Djilani, en 1912.

Dans le 2ème chapitre, Ali Louati évoque les figures de proue du mouvement plastique tunisien, en les présentant et en expliquant leur apport au mouvement artistique tout en publiant des échantillons de leurs œuvres.

Ces peintres sont Abdelwaheb Djilani, Hédi Khayachi, Yahia Turki, Abdelaziz Berrais, Ali Ben Salem, Hatem El Mekki, Ammar Farhat et Amara Debbech.

Le 3ème chapitre se focalise sur ''l'Ecole de Tunis'' créée en 1947 et présidée par Pierre Boucherle. L'idée était de rassembler des peintres confirmés en Tunisie sans considérations religieuses, raciales ou artistiques.

Les Tunisiens de l'école de Tunis étaient Yahia Turki, Ammar Farhat, J.Lellouche, Jalel Ben Abdallah, Edgar Naccache, Abdelaziz Gorji, Ali Bellagha, Hédi Turki, Zoubeir Turki, Safia Farhat, Brahim Dhahak et Hassen Soufi.

Le 4ème et dernier chapitre porte sur les courants novateurs de l'art plastique en Tunisie de la fin des années 50 avec les expériences abstraites de Hédi Turki, Néjib Belkhodja et Amara Debbech.

Les expériences abstraites en Tunisie ont pris de l'ampleur au milieu des années 60. Elles seront suivies du ''courant authentique'' qui voulait s'opposer au courant abstrait.

Les tenants de ''l'authenticité'' reprochent à leurs collègues de l'abstraction leur individualisme poussé et leur manque d'engagement.

Les représentants de la tendance ''authentique'' étaient Nejib Belkhoja, Nja Mehdaoui dont le recours à la calligraphie arabe et aux signes marque ses œuvres, Abdelmajid El Bekri qui s'inspire du patrimoine tout en le réinventant d'une manière moderniste, et tant d'autres. Le plasticien Mahmoud Sehili a, quant à lui, persévéré dans la tendance semi-figurative avec une palette variée et des couleurs estompées.

Cette tendance a fait des émules dont Abderrahmane Metjaouili, Habib Bouabana, Moncef Ben Amor et Foued Zaouche.

Aux côtés des étudiants des Beaux-arts et des intellectuels qui sont majoritaires dans le milieu artistique, l'on compte d'autres acteurs, à savoir les artistes dits ''naïfs'' qui ont réussi à imposer leurs propres styles, à l'instar de Ali Guermassi, Mehrezia Ghadhab et Ahmed Hajri.

Lundi, 17 Août 2009

Source: Citoyens des deux rives