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Rim Temimi, un regard libre

aout2011/Rim-Temimi_un-regard-libreAvec les idées claires et un regard affirmé, Rim Temimi garde les yeux ouverts et l'esprit libre des artistes engagés.

On l'a vu sur les chaines de télévisions, découverte dans les magazines avec le collectif Dégage, entendu sa voix grave à la radio. Mais ce qu'il faut connaitre de Rim Temimi, ce sont avant tout ces photographies, ces histoires qu'elle raconte par étape à travers son objectif. « A 16 ans, j'ai eu la chance d'avoir entre les mains un appareil professionnel. C'était un Minolta » se souvient-elle. « Mon père était lui aussi passionné de photographie mais n'en a jamais fait un métier ».

Des métiers, Rim Temimi en a plusieurs dans sa vie. Un peu de maintenance informatique, des cours d'internet aux plus de 50 ans, « c'est merveilleux de voir leurs yeux briller quand ils découvrent le web ». Elle a également assuré des remises à niveau en philo, anglais, français, mais jamais en italien malgré une maitrise dans la discipline. « Je me suis habituée à avoir plusieurs activités » raconte-t-elle. Il est loin le temps où elle suivait des cours de développement photo et de cadrage à la fac. Archiviste, elle prend son temps pour passer de l'argentic au numérique. Autodidacte vivant dans un univers rempli d'images, Rim Temimi ne résume pas la photographie à un métier qui lui permet de gagner sa vie. " C'est un travail de mémoire, un témoignage, toute une histoire où le mensonge n'a pas sa place ".
 

Depuis quelques années en Tunisie, la photographie a commencé à dépasser le sujet des mariages. Certains on découvert qu'ils avaient du talent. Même si le statut du photographe n'est pas encore reconnu clairement, la discipline s'enrichit et progresse. « On a survécu entre artistes grâce à d'autres principes que l'argent. On fonctionne au coeur et aux envies. On s'est rendu compte qu'on avait crée depuis quelques années une organisation efficace. On est une dizaine d'artistes différents à s'être toujours soutenus dans nos galères. On fonctionne au troc. Je fais le portfolio pour un ami styliste et je suis payé en vêtements ». En échangeant sans se soucier des calculs, le système permet aux artistes comme Rim Temimi de garder leur liberté.
 

La liberté, c'est ce qu'elle et d'autres photographes tunisiens ont saisi dès le 10 janvier 2011. « Je n'ai jamais eu peur de la mort, seulement de l'exil, mais à cette date, je n'avais plus peur de rien ». Elle fait partie de ceux qui ont figé le passage du pays à la liberté. Elle immortalise des visages anonymes, des scènes de la révolution, des émotions.


Exposés à l'Institut du Monde Arabe à Paris, puis à Narbonne, Berlin et Barcelone, les clichés de Rim Temimi rejoignent ceux du collectif Dégage. Ils sont 12 photographes tunisiens amateurs et professionnels à présenter un témoignage de ce qu'ils ont vécu de l'intérieur les yeux fixés sur leurs objectifs. L'événement historique tunisien devient artistique et propulse enfin les photographes comme Rim Temimi sur la scène internationale.

Publié le 27 juin 2011  |  People

R.M.

Credit photo : Rafaa Lahiani

Source: Made in Tunis

 

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