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Interview de Bchira Triki Bouazizi, artiste plasticienne : Au pays de l’art contemporain

 aout2011/Interview_Bchira-Triki-Bouazizi_artiste-plasticienneB’chira Art Center, est un magnifique Centre d’art contemporain, situé à Sabelet Ben Ammar, dans la localité de Sidi Thabet, à 20 minutes de Tunis.

Ce projet a fait vivre à Bchira Triki Bouazizi une véritable aventure qui se prolongera probablement en véritable richesse culturelle où les artistes pourront expérimenter toutes formes d’art : Photos, peintures, installations, céramiques, sculptures, vidéos… elle aimerait vous emmener au pays de l’art contemporain, dans un voyage initiatique empreint de renouveau et de créativité…et avec la passion qui l’anime, elle a bien voulu répondre à nos questions.

Le Temps : Quelles sont les origines du projet ?

Bchira Triki Bouazizi : Ce projet trottait dans ma tête depuis longtemps. Dès lors que j’avais déménagé à Sabelet Ben Ammar, ce projet m’obsédait.

Ca n’a pas été facile d’avoir des autorisations. Avant le 14 janvier, les projets culturels n’étaient pas les bienvenus. Heureusement, maintenant, ce problème est résolu. Je voulais palier à un manque par rapport aux espaces d’exposition qu’on peut trouver en Tunisie.

Qui a travaillé sur la conception et la réalisation du Centre ?

Je suis très inspirée par la philosophie japonaise qui reste dans ma démarche artistique, à la recherche de l’harmonie, et Mohsen Darragi, l’architecte décorateur a bien compris ce que je voulais. En somme, quelque chose de simple, sobre et pratique.

Le domaine s’étend sur une superficie de plus de 2000 m2, comprenant différentes sections : le bâtiment central, en Rez- de- chaussée, on peut voir une salle de 180 m2 aménagée en ateliers de céramique et de peinture ; au premier niveau, se trouve une galerie d’art dotée d’une mezzanine sur une surface de 300 m2 ; au deuxième niveau, on observe un bureau et des terrasses aménagées en zone d’exposition à ciel ouvert.

De plus, le Centre est doté de parcours verts autour d’un grand plan d’eau qui forment des sites d’exposition en plein air et d’un Salon de thé, aménagé dans un espace couvert qui est à même d’abriter différentes activités musicales, littéraires, cinématographiques, et même culinaires…Sans oublier, un parking protégé d’une capacité de 150 voitures.

Le Centre a-t-il été inauguré ?

Il y a eu une avant- première avec le film de Fatma Skandrani qui parle d’Inès Racheq, une jeune artiste qui se sort de son état grâce à la peinture. C’était l’occasion de faire connaître le centre. Puis, il y a eu une rencontre avec des acteurs de la scène culturelle, artistes et journalistes. Mais, l’inauguration à proprement, pas encore été faite. On espère qu’elle se fera prochainement.

Le Centre a-t-il un statut et une organisation propre ?

Pour ce qui est des statuts, nous avons eu notre autorisation et le Ministère de la Culture y travaille sérieusement. Pour l’organisation, il s’agira essentiellement de cours et d’expositions.

Quelles en seront les activités culturelles ?

La vocation du centre est d’être multidisciplinaire. Nous sommes ouverts à toutes formes de création culturelle comme la recherche acoustique et musicale, l’art cinématographique, l’écriture…

Pour la musique, et pour suivre l’état d’esprit du Centre, on privilégiera la musique soufie et le lyrique. Pour tous les arts plastiques, on essayera de favoriser l’art contemporain.

Comment seront choisis les événements ?

Il devrait y avoir 3 à 4 expositions importantes par an, suivant des thèmes bien précis.

Comment définiriez-vous votre mission ?

Notre mission sera d’initier aussi bien les enfants que les adultes à l’art contemporain. Autrement dit, il s’agit d’un laboratoire expérimental pour les artistes et les chercheurs de différentes disciplines scientifiques et techniques afin qu’ils ouvrent la voie à des collaborations basées sur l’esprit créatif et inventif dans le but de créer une dynamique interdisciplinaire. Bchira Art Center permet également, une meilleure visibilité du potentiel créatif tunisien sur une échelle aussi bien régionale qu’internationale, et sera un cadre propice pour jouer un rôle éducatif et pédagogique de premier plan afin d’initier les jeunes générations à l’art contemporain et plus généralement d’élargir le public de l’art.

Comment fonctionnera le centre ?

Il y aura plusieurs ateliers : peinture, céramique, Ikébana (l’art floral japonais) puis de la photo et de la vidéo.

En premier lieu, on privilégiera les expositions d’art contemporain, puis, les ateliers d’initiation et de perfectionnement. Viennent ensuite, les workshops sur des thématiques d’actualité dirigés par des experts nationaux et internationaux, les débats, les rencontres, les concerts de musique, les cycles de projections de documentaires et courts métrages ainsi que les performances chorégraphiques.

Par ailleurs, on est en train de faire des dossiers pour le sponsoring. Il y a des fondations étrangères qui aident les pays émergents et on va demander des donations. Essayer de trouver des mécènes et surtout essayer de faire évoluer l’art en Tunisie et pourquoi pas se positionner sur la scène internationale.

Tunis - Samedi 27 août 2011

Propos recueillis par : Nadia Zouari

Source: Le Temps quotidien édition électronique

 

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