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Tunisie-Village Ken : un patrimoine à sauver

village-kenCette même page culturelle de WMC vous proposera dans les jours qui viennent un reportage sur le Village Ken à Sidi Khélifa (Bouficha), à quelque 20 km de Hammamet. Le reportage s’impose tant l’espace en question le mérite à plus d’un titre. Disons, juste en guise d’avant-goût, qu’il est à la fois musée, espace d’art et d’artisanat, lieu culturel, petit hôtel très sympa (avec piscine, restaurant, bistrot, etc.) et vaste aire botanique.

Dès sa création en 1984, l’espace s’est voulu une position âpre contre un certain modernisme dévastateur, celui prônant une copie conforme de la vie occidentale, donc un coup de balai à l’authenticité de tout un peuple avec son patrimoine culturel, vestimentaire et culinaire, son mode de vie et ses multiples spécificités régionales.

Initiative privée, le Village Ken a jusqu’à il y a quelques petites années tenu tête à cette hydre moderniste qui a séduit et captivé tout un peuple, jeunes et moins jeunes, gens nanties ou démunies, faisant en sorte que plus rien en nous (ou presque) ne rappelle nos origines et notre authenticité, cet ensemble de facteurs propres qui font que c’est nous et pas les autres, qui nous distinguent des autres et qui, en fin de compte, rappellent notre Histoire trois fois millénaire.

De telles initiatives privées – qui ne sont pas légion, malheureusement – ont toujours été les bienvenues dans notre pays. Hommes de culture, observateurs, journalistes et, à leur tête, les pouvoirs publics n’ont de cesse d’appeler et d’encourager le secteur privé à s’impliquer davantage dans la dynamique culturelle du pays, en scandant toujours plus fortement que la Culture d’un pays ne saurait être la seule responsabilité de l’Etat, mais l’affaire de tout le monde.

Si jusqu’ici le secteur privé s’est souvent montré réticent et sceptique vis-à-vis de la ‘‘chose culturelle’’, c’est pour une raison bien évidente même si elle n’est pas convaincante : la question de la rentabilité. Beaucoup disent qu’investir dans le cinéma, la musique ou le théâtre est une opération qui ne peut qu’aller à vau-l’eau. Peut-être. Mais la culture de tout un peuple n’est pas un film, une pièce de théâtre ou une chansonnette. La culture, c’est cet élément sui generis et propre, c’est l’identité et la mémoire vive qui risqueraient de faire corps avec cette uniformisation culturelle planétaire au point de s’y diluer. Le concept de ‘‘l’exception culturelle’’ n’est pas un mot creux, c’est une bataille dictée par et contre la mondialisation qui prend pêle-mêle dans ses torrents toutes les races et toutes les cultures nationales.

A cet égard, le Village Ken s’impose comme l’une des mémoires vives du pays, celles d’un peuple qui, quoi qu’on en dise, reste et restera à jamais attaché à ses traditions, à ses origines, à son identité maghrébo-arabo-musulmane, non sans une sensibilité africaine. A cet égard aussi, le Village Ken a obtenu le Premier Prix du Salon de la Création artisanale en 1985, le Prix national de la Culture spécialisée Arts & Métiers en 1988, et, pour couronner le tout, le Grand Prix du Président de la République pour la protection de la nature et de l’environnement en 2001.

Sauf que le Village Ken est aujourd’hui dit une entreprise en difficulté. Entre autres aléas, l’avènement de Hammamet Sud qui lui a fait bien de l’ombre, et l’intérêt peu enthousiaste du Tunisien pour cette mémoire collective. Que l’espace Ken en arrive à mettre la clé sous le paillasson, voilà le grand gâchis tant redouté, tant craint.

Auteur : Mohamed Bouamoud
Source : Webmanagercenter

Lire plus : Reportage - Village Ken, A la rencontre de notre identité.

 

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