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Colloque à Sousse: Pourquoi un marché d’art s’avère t-il nécessaire en Tunisie ?

nov2011/marche-de-lartLes artistes plasticiens qui ont participé au colloque de Sousse les 19 et 20 novembre courant étaient unanimes pour la création d’un marché d’art en Tunisie qui soit bien structuré et qui profite à tous les artistes sans exception et à rompre avec les marchés informels qui ont toujours été la chasse gardée d’une poignée de plasticiens privilégiés.

D’autant plus que jusqu’à présent, seul le Ministère de la culture passe pour le principal acquéreur d’œuvres d’art par le biais de sa commission d’achat, en l’absence d’une véritable clientèle, en Tunisie comme à l’étranger, capable d’acheter les différentes productions en matière de peinture ou d’arts plastiques, quand bien même les artistes tunisiens auraient atteint un niveau mondial en matière de créativité artistique.

Pour ce faire, tous les participants à ce colloque recommandent que tous les acteurs du domaine doivent mettre la main à la pâte : peintres, plasticiens, galeristes, collectionneurs, critiques d’art...doivent entamer des contacts et des débats entre eux en vue d’aboutir à une stratégie commune aboutissant à la création d’un marché d’art bien structuré qui soit le seul garant de l’évolution de l’art en Tunisie et de consolider la valeur des arts qui doivent désormais entrer dans le circuit économique, comme il se passe en Europe et dans plusieurs pays du monde où les marchés de l’art sont florissants et jouent un rôle économique dans la société.

L’épanouissement du mouvement artistique, la promotion de l’œuvre artistique, en tant qu’un produit économique sujet à la loi de l’offre et de la demande, et surtout la conservation de l’image de marque de nos artistes sont tributaires du lancement de ce marché de l’art où tous les intéressés trouveront leur compte. Aussi faut-il fournir les efforts nécessaires pour aboutir à cet objectif, rêve de tous les artistes plasticiens en Tunisie. L’établissement d’un tel marché doit passer sans doute par la fondation d’une assise assez solide qui doit être l’apanage de toutes les parties concernées.

C’est dans ce souci que la Fédération Tunisienne des Arts Plastiques avec la collaboration de la délégation régionale de la culture de Sousse a réuni durant deux jours d’éminents professeurs et docteurs en sociologie, en économie, en histoire de l’art et en sciences juridiques, ainsi qu’un bon nombre de plasticiens, de galeristes et de critiques d’art pour débattre de l’avenir de l’art en Tunisie et des possibilités de lancer un marché de l’art. Le projet a donc été débattu sous plusieurs angles : sociologique, économique, juridique, éthique et esthétique et les discussions qui ont eu lieu autour des différents aspects ont été également fructueuses.

*L’avis de Khalil Gouiâ, président de la FTAP

A cette occasion, nous avons rencontré M. Khalil Gouiâ, Président de la Fédération Tunisienne des Arts Plastiques à qui nous avons posé la question suivante :

"Pourquoi un marché d’art s’avère t-il nécessaire en Tunisie ?"

La réponse était la suivante :

« Le marché de l’art, suivant les recommandations du colloque, requiert l’apport de tous les acteurs dans le domaine artistique et culturel, ce n’est pas un marché unilatéral !

L’expérience vécue jusque-là en Tunisie repose sur les seules initiatives individuelles de la part d’un nombre restreint de galeristes, et de collectionneurs d’œuvres d’art.

Nous devons faire participer les critiques d’art qui sont partie prenante de l’activité et de l’univers artistique et qui, par leurs analyses, participent à la promotion du secteur.

Raymonde Moulin, sociologue française, spécialiste en marché de l’art à la Sorbonne et au Centre de Recherches scientifiques à Paris, a dit que « c’est au critique d’art d’estimer et de certifier la valeur esthétique de l’œuvre », c’est donc cette valeur qui doit être prise en considération par les galeristes, les collectionneurs et les amateurs d’art. Cette valeur artistique de l’œuvre se transforme donc en valeur économique, monétaire ou marchande. On ne doit pas donc négliger le rôle du critique d’art dans le marché de l’art.

Cependant, ce marché auquel nous aspirons doit être fondé sur des bases solidement étudiées : artistiques, culturelles, économiques, sociologiques, législatives, esthétiques et éthiques. De même, il y a lieu de distinguer entre l’art culturel (produits traditionnels ou artisanaux) et l’art créatif (œuvres authentiques). Ce marché doit tenir compte de la dimension cognitive et créative de l’œuvre à travers le rôle du critique d’art. Ce marché doit également faire participer les institutions sociales et économiques du pays et inciter au mécénat d’entreprises qui devront y contribuer amplement… »

Tunis - Mercredi 23 novembre 2011

Hechmi KHALLADI

Source: Le Temps

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