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Fathi Heddaoui, nouveau directeur du Centre culturel international de Hammamet : Un acteur en immersion

nov2011/un-acteur-en-immersionTAG a choisi de publier des extraits de l'article se rapportant au Centre culturel international de Hammamet (extraits)

Aujourd’hui,  Fathi Heddaoui joue le grand rôle : il vient d’être nommé directeur du Centre culturel international de Hammamet. L’acteur «en immersion» ne craint pas cette responsabilité, parce que dans sa tête, il y a des projets. Et dans son cœur, il y a tous les souvenirs de ses promenades d’adolescent dans les jardins de Sébastian, de ses performances au théâtre Elisabéthain, de cette odeur des planches qui craquent, de la mer juste derrière, et de ces belles soirées dans les loges du dessous où il regroupait ses énergies avant de les lâcher...


Comment faites- vous pour gérer toutes ces casquettes, avec en plus celle de directeur du Centre culturel international de Hammamet?

 Je vais devoir dormir 4 ou 5 heures seulement et consacrer le reste de la journée pour ce que j’ai à faire. Rien ne m’empêche de mener plusieurs projets en même temps, j’en ai l’habitude. C’est une question de gestion du temps.

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Quels sont vos projets pour le CCIH?

 Lui rendre ce rayonnement international pour lequel il a été créé. J’ai envie d’offrir au public la possibilité de voir le top de ce qui se fait en matière d’arts scéniques. De ramener en résidence les plus grands noms de la littérature, des arts plastiques et de la danse. De programmer des activités pour tout le long de l’année, en invitant les Hammamétois et les gens des villages avoisinants à y prendre part. Le Centre leur appartient autant qu’il nous appartient. Il n’est pas question de les exclure.

 

Quelles sont vos priorités?  

Le Centre est un joyau mal entretenu. Il est presque en état de délabrement. Je vais commencer par le réaménagement des murs et l’entretien de ce magnifique jardin. La bonne nouvelle, c’est que le Centre a enfin un statut. L’actuel ministre de la Culture, M. Ezzeddine Bachaouch, a fini par convaincre les instances publiques d’accorder un statut au CCIH et à d’autres espaces culturels d’envergure et qui pourtant n’avaient aucune existence juridique à part le fait qu’ils soient la propriété de l’Etat.


nov2011/dar-sebastian-amphi.Et maintenant qu’est devenu le Centre?  

C’est devenu un EPNA (Etablissement public non administratif). Le ministre voulait qu’il soit doté du meilleur statut possible. Il a désormais une personnalité administrative autonome et il est indépendant au niveau de la gestion.


Vous avez, donc, carte blanche. Jusqu’à quel point êtes-vous libre de faire ce dont vous avez envie pour cet espace?
 

Je suis totalement libre. Mais je n’agis pas seul. J’ai déjà constitué un comité consultatif avec des personnes de différents domaines artistiques et culturels. Nous nous réunissons une fois par mois pour proposer des projets, les étudier et en discuter.

Qui sont ces personnes?
 

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Noura Borsali, Asma Drissi et Lotfi Lamari, journalistes. Rachida Triki, universitaire. Farouk Ben Miled, architecte. Faïza Karoui, plasticienne galeriste. Anas Ghrab, musicologue et directeur du Centre de musique méditerranéenne, Ennejma Ezzahra. Sghaïer Ouled Ahmed, le poète, et Fadhel Jaziri, l’homme de théâtre.

Je compte également solliciter des personnalités étrangères, célèbres dans le monde des arts et des lettres, pour créer un autre comité qui se réunira tous les six mois dans le but d’aider le Centre à s’ouvrir de nouveau aux compétences internationales. Maintenant que le CCIH jouit de nouvelles bases juridiques claires et solides, je peux impliquer toutes les institutions, tous les ministères et toutes les structures pour d’éventuels partenariats, coopérations et coproductions.

Les projets auxquels j’ai pensé ne peuvent se réaliser sans aide extérieure. Sinon qui va redonner à ce jardin sa beauté réelle? Qui doit soutenir les activités quotidiennes et occasionnelles du centre? Avec quel budget? Quel matériel? Quel effectif?

Le Centre a besoin de donner du sens au mot «International»; pour cela, il y a un énorme travail à faire au niveau des relations publiques.

Quels sont les projets qui vous tiennent le plus à cœur?

Il est urgent de régler, d’abord, ce problème d’infrastructure. Et puis, je suis en train d’étudier la possibilité de construire un théâtre couvert de 500 ou 600 places, pour que le Centre soit ouvert aux artistes et au public, en dehors de la saison estivale.

Je projette également de créer un musée de théâtre national. Cela fait cent ans que le théâtre existe en Tunisie et nous n’avons rien en mémoire...

Le troisième projet qui me tient à cœur est celui d’ouvrir largement la porte aux enfants et aux adolescents de la région. Ce seront les visiteurs de tous les jours. Ils verront du bon cinéma qui correspond à leur âge, participeront à des ateliers de différentes disciplines artistiques, et suivront des formations en matière de jardinage, d’informatique et de langues vivantes.
 

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Quels sont vos projets à court terme?

 J’aimerais fêter le premier anniversaire de la révolution tunisienne. Mais avant cela, au mois de décembre 2011, nous fêterons le cinquantenaire du ministère tunisien de la Culture.

 

En quoi est-ce important de fêter le cinquantenaire du ministère de la Culture?
 

Notre ministère a été le premier dans le monde arabe et en Afrique. Il a été créé le 11 décembre 1961. C’était un signe de développement et de modernisme. Il a permis à beaucoup de gens, beaucoup d’espaces et beaucoup d’évènements d’exister. Remettre en question son fonctionnement n’exclut pas son importance.


Et qu’avez-vous prévu au programme?

 J’ai prévu d’inviter tous les ministres qui sont passés par là et de les accueillir avec des petits spectacles. Le programme est en pleine élaboration, je vous tiendrais au courant.

Entre-temps, quelles sont les autres activités du centre?
 

nov2011/dar-sebastian-graffitiMême si l’infrastructure est vétuste, le Centre continue à accueillir des expositions et notamment des artistes de la région, à organiser des rencontres et des conférences, à poursuivre le rendez-vous annuel de musique classique et à prêter l’espace aux cinéastes amateurs pour faire leurs stages annuels. Nous ne comptons nullement rompre avec les bonnes vieilles habitudes du CCIH.

Ceci dit, je tiens à vous informer de la chose suivante : le Centre a une nouvelle vocation. En plus de son appellation initiale, nous avons ajouté : «Maison Méditerranéenne des Arts et de la Culture» par souci d’ouverture sur les pays et les compétences méditerranéennes.

Avez-vous déjà pensé au festival de l’été?

Ce qui est sûr, c’est qu’on ne manquera pas le rendez-vous. Mais comme je vous l’ai déjà dit, il y a des problèmes urgents à résoudre. Tout est à refaire  : la scène, le câblage, l’électricité, les loges... D’ici l’été prochain, le théâtre de plein air sera, je l’espère, prêt à accueillir des spectacles, mais de grande qualité. Le festival commencera probablement plus tôt que d’habitude et se prolongera tant qu’il y aura du soleil.

Auteur : Entretien conduit par Souad BEN SLIMANE
Ajouté le : 28-11-2011

Source: La Presse de Tunisie

 

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