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Rencontre autour du peintre John Singer Sargent: Un maillon occulté du patrimoine plastique tunisien

 

ec2011/Cafe-Culture_Decouvrir-le-peintre-americain_John-Singer-SargentLe café culturel du club Tahar-Haddad, animé tous les lundis après-midi par Hatem Bourial, a eu la brillante idée d’organiser une série de rencontres sur la peinture américaine contemporaine et moderne, dans ses rapports à la Tunisie. Il fait ainsi d’une pierre deux coups.

La peinture américaine est, en effet, inconnue du grand public et même des initiés. Il en est de même des œuvres de plusieurs orientalistes qui sont passés par notre pays dans leurs voyages, et qui s’en sont inspirés. John Singer Sargent est l’un d’eux. Né en 1856 à Florence en Italie et mort en 1925 à Londres, Singer est un Américain qui a beaucoup voyagé, pour l’apprentissage comme pour l’exercice de la peinture. Il est passé par l’atelier de Carolus-Duran, était influencé par les grands peintres italiens et espagnols comme Vélasquez dont il était copiste et était ami avec Monet, Besnard et Fauré. Ce parcours, intensément riche, l’a mené sur les sentiers de l’orientalisme quand il a commencé à visiter les pays du monde arabe, à la fin du XIXe siècle.

En 1880, il passe 3 mois en Tunisie, un séjour rarement cité dans les références et les biographies du peintre, «c’est comme si ce voyage n’avait jamais été fait», explique Hatem Bourial. Pourtant, il lui a permis d’améliorer sa technique et d’innover côté lumière et couleurs. Au Maroc, Singer s’est concentré sur les lieux et les costumes, il a même dessiné une série de bijoux orientaux d’une grande beauté. En Jordanie, par exemple, il peignait des portraits des bédouins et de leurs campements. Avec plus de 900 toiles et 2.000 aquarelles à son actif, ce peintre est un artiste à connaître. Son œuvre reflète sa grande curiosité envers les cultures étrangères à son environnement.

Le débat, en plus de mieux faire connaître Singer, a permis de souligner un réel problème qui concerne l’écriture de l’histoire de l’art plastique et de la peinture en Tunisie. Hatem Bourial reproche, en effet, à nos historiens de ne pas inclure les orientalistes dans leurs ouvrages et donc dans notre patrimoine artistique, qui devrait, selon lui, commencer depuis la mosaïque, la céramique et les tapis et non depuis les débuts du siècle dernier. Les intervenants ont ajouté que l’on nous prive ainsi d’une grande richesse qui fait bel et bien partie de notre passé et de notre identité. L’un d’entre eux a rappelé l’exemple de Saint Augustin, né en Tunisie à l’époque où elle était chrétienne, qui est enterré en  Algérie dans l’indifférence totale. On passe ainsi outre à un patrimoine qui nous lie à l’humanité tout entière. Ce n’est enfin qu’une autre facette du houleux débat identitaire qui s’installe depuis le 14 janvier partout, et jusque devant l’Assemblée constituante. Nous nous retrouvons dans une étape où l’abcès est crevé, ce qui permettra, souhaitons-le, la guérison!

Auteur : Narjès TORCHANI
Ajouté le : 07-12-2011

Source: Le Temps

 

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