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Femmes artistes en première ligne contre l’obscurantisme

Rachida-Amara

La Tunisie, phare d'espoir pour le monde arabe, est un laboratoire culturel depuis la chute de Ben Ali. Les femmes que nous avons rencontrées, sont au devant de l'action avec une détermination qui ne laisse aucun doute quant à leur désir de liberté.
Le 14 janvier, pour de nombreux pays arabes, est le début d’une lame de fond qui débute par la Tunisie, petit pays de 11 millions d’habitants, entre l’Algérie et la Libye (au sud-est) et grand par ses idées, sa force de création et son désir d’indépendance. Des femmes libres impliquées dans la révolte, des jeunes, décidés à rompre la chape de fond de l’ère Ben Ali, une classe moyenne en quête de plus de liberté.

Les artistes que nous avons rencontrés à Tunis ou Carthage avouent quelques craintes quant aux 38% des islamistes aux élections mais sont convaincus que le peuple ne se laissera pas faire, que le voile n’est pas dans la culture du pays, qu’il y a une grande tolérance des religions sans imposer quoi que ce soit à quiconque.

Rachida Amara

Alors, tous ces acteurs culturels, directeurs de galeries, artistes, vidéastes, consommateurs de culture n’attendent pas en silence le changement venu d’en haut. Seuls ou en groupe, ils montrent dans leur art, un engament, un désir de plus de liberté.

Les femmes sont en première ligne, belles et fières de leur culture de leur art et dans l’action.
Non, nos démocraties ne les font pas rêver. Que prônent-ils ? Une 3ème voie, un système que nous ne connaissons pas qui respecte le citoyen et lui laisse plus de place dans la cité, encore plus de liberté et d’égalité. Oui, la Tunisie est un pays d’avenir où tout est à faire, clament-elles. Rachida Amara, 37 ans, artiste graveur de talent, revendique son indépendance tout comme celle de son pays. Elle n’est pas mariée, craint pour le droit des femmes avec tous ces voiles qui apparaissent mais se dit prête à combattre l’obscurantisme.

Khadija-HamdiKhadija Hamdi, "curator", organisatrice d’une belle rencontre d’art contemporain à Carthage (*) (musée d’archéologie) a, quant à elle, choisi l’engagement culturel pour faire passer des idées novatrices.

 

 

Sana-TamziniSana Tamzini, directrice d’un centre culturel (Centre national d’art vivant de Tunis) a donné la chance, avec les moyens du bord, à plusieurs jeunes d’exprimer des idées en accord avec la période de réflexion politique. Des femmes qui se battent et qui ne sont pas prêtes à baisser les bras. Et dans notre reportage, d’autres femmes sont apparues encore plus déterminées à ne rien lâcher aux salafistes qui pour l’instant se font discrets à Tunis.
Photos © Hélios Molina


(*) Du 11 mai au 15 juin - Carthage Contempory, "Chkoun Ahna", une première rencontre et expo d'artistes contemporains de plusieurs pays dans un cadre prestigieux : Musée National de Carthage, colline de Byrsa, Carthage.
 

Hélios Molina - 15 mai 2012
Source : www.micmag.net/fr

 

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