In order to view this object you need Flash Player 9+ support!

Get Adobe Flash player
Joomla! Slideshow
Home TAGPress International Nadia Khiari: Son chat sort des griffes.

Nadia Khiari: Son chat sort des griffes.

Nadia-Khiari_Willis-from-tunis

Photo Vincent Capman

 

La dessinatrice a fait de Willis from Tunis le plus drôle des héros.

Elle est le modèle parfait de l’importance de Facebook dans la révolution. Nadia Khiari, enseignante aux Beaux-Arts de Tunis, est consternée le 13 janvier par le discours de Ben Ali. Cette fan de BD (plutôt Druillet que Hergé) dessine alors un chat, le sien, et lui fait commenter l’actualité. Ses proches se tordent de rire, la poussent à créer une page sur le site communautaire pour partager ses dessins. « Au bout d’une semaine, j’avais 900 amis, les gens réagissaient et Willis from Tunis devenait un personnage de la révolution. »

Dans les premières semaines, Nadia cache son identité, par habitude d’abord, puis pour laisser Willis from Tunis vivre sa vie. « Mes dessins étaient appréciés mais aussi critiqués. Et si un jour je ne publiais pas, les gens s’inquiétaient. » Ironiques et ­directs, ses gags se moquent de l’ancien régime, des révolutionnaires et des femmes qui vont manifester et en profitent pour faire les soldes. « J’ai vécu quelques années en France. J’ai choisi de revenir dans mon pays, malgré Ben Ali, parce que c’était trop compliqué à Bordeaux. J’ai eu droit aux humiliations racistes, qui finissent par lasser. »

Nadia a publié à compte d’auteur « Chroniques de la ­révolution », le recueil des aventures de Willis from Tunis. Tirée d’abord à 5 000 exemplaires et distribuée dans quelques librairies seulement, la bande dessinée s’est vite ­arrachée. « Lors de la première séance de dédicaces, j’ai ­révélé que j’étais une femme. Certains ont été très surpris. » Nadia compte tout faire pour éviter « que les barbus tirent à leur profit la révolution. On les voit s’agiter en ce moment, tenter de fermer des bordels ou prier avenue Bourguiba. Mais ce n’est que pour faire peur. J’espère que nous ne ­reviendrons pas en arrière ! ».

« Chroniques de la révolution », de Nadia Khiari, à compte d’auteur.

Benjamin Locoge, Culture-Match| Lundi 9 Mai 2011.
Source : www.parismatch.com

 

tagalerie-accueil

 

tagoeil

catalogue-salon-artistes-tunisiens

Kritik-d-Art


 

Facebook Fan Page TAG-TunisiArtGallerieskom-koilogo-yaka