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Home Hammamet - Nabeul - Kelibia Du 13 au 31 aout 2012 - "HADHIRATE...Être là", exposition d'Art Contemporain - Dar Sebastien, Centre Culturel international de Hammamet.

Du 13 au 31 aout 2012 - "HADHIRATE...Être là", exposition d'Art Contemporain - Dar Sebastien, Centre Culturel international de Hammamet.

tageventA l'occasion de "la Fête des Femmes" le Festival International de Hammamet organise une exposition d'Art Contemporain :

"HADHIRATE"

Vernissage de l'Exposition, Lundi 13 août 2012 à 22:00 à Dar Sebastien, Centre Culturel international de Hammamet.

31 Artistes participantes:


Dalel Tangour
Sadika Keskes
Marianne Catzaras
Fadoua Dagdoug
Ymen Berhouma
Ymen chatwen
Mouna Jemal
Sonia Kallel
Souad Mani
Mona Belhaj
Sawssen Ben Haj Hassine
Héla Lamine
Faten Rouissi
Patricia Triki
Rania Werda
Nadia Zouari
Houda Mhiri Ghorbel
Rabaa Skik
Rokbani Leila
Lamia Guemara
Rachida Amara
Asma Kouraichi
Héla Ammar
Leila Selmaoui
Houda Ajili
B’chira Triki
khaoula Dridi
Rim Temimi
Héla Briki
Soundes Blah
Sana Tamzini

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Être Là

Encore et toujours présentes, les femmes créatrices porteuses d’espoir et gardiennes de mémoire. En Tunisie, elles sont de plus en plus innovantes dans les domaines des arts plastiques et visuels, bravant les obstacles et les violences comme autant d’accidents qui  nourrissent le désir de faire pour mieux exister. Héritières des figures pionnières qui ont réussi à s’imposer par leur talent dans l’histoire de la scène artistique locale, mais ancrées, plus que jamais, dans leur présent, elles gardent cette force de caractère qu’anime la passion créatrice.

Grace à leur détermination, les artistes contemporaines sont désormais visibles sur la scène nationale voire internationale.  Elles se sont  imposées lentement mais surement par la  de leur démarche.  Qu’elles aient été dans des écoles des Beaux-arts, comme nombre d’entre elles , qu’elles aient fréquenté des ateliers d’artistes ou qu’elles se soient tout simplement auto-forgées, elles surprennent par la diversité  de leur œuvres. Ces dernières vont de la peinture, la photo et la sculpture à l’installation, la vidéo-art et à tous les dispositifs hybrides qui font intervenir les nouvelles technologies. Elles révèlent à la fois une maitrise des techniques et l’ingéniosité de leurs mises en forme dans un matériau.

Sans s’inscrire délibérément dans une sorte d’art marqué par la distinction du genre, les œuvres d’artistes femmes tunisiennes sont, aujourd’hui, porteuses d’une sensibilité propre aux intensités du vécu. Elles véhiculent de manière subtile des postures physiques et mentales de notre rapport au monde. La dimension existentielle y acquiert une visibilité quasi palpable. Mais c’est aussi le rapport sensoriel à l’environnement proche du champ sociopolitique qui y est artistiquement interrogé dans ses contradictions et ses différentes formes d’oppression touchant  le corps et l’esprit.

Depuis janvier 2011, les chemins de la liberté ont vite été investis par la dimension critique et subversive des arts de sorte que « la cause des femmes », pour reprendre l’expression de Gisèle Halimi, est devenue un ressors incontournable à la création de nombre d’œuvres. Ce sont souvent des dispositifs qui rendent visibles les modifications qui défient les identifications. Les artistes traquent les détails insaisissables ou troublants qui sont au cœur des différentes formes aliénations ; la création y devient souvent  une forme de résistance à tout ce qui menace la femme dans son statut d’individu et de citoyenne. C’est une manière d’aborder le problème de la singularité de chacune voire de chacun, confronté à la machine aveugle de désubjectivation. Bien sûr, sans se confondre avec une action politique, ces œuvres recèlent une force sensorielle qui trouble l’habitus et questionnent  la fausse normalité de la chose publique.
 

A ce titre, présentes, les artistes femmes le sont avec le matériau  dont chacune dispose et par lequel elle fait passer artistiquement sa révolte, ses peurs, ses désirs et ses forces.  Rien ne résiste à cette pulsion créatrice, ni l’épaisseur de la céramique, ni l’irréalité de l’image virtuelle.
Cette exposition en est un exemple éloquent par toutes les mises en forme plastique qui disent parfois poétiquement et parfois dans la nudité du matériau que la femme est l’avenir de l’art.
Rachida Triki

FB Event

Dar Sebastien, Centre Culturel international de Hammamet

Commissaire d’exposition et Scénographe
Sana Tamzini Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Texte de présentation
Rachida Triki Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Contact Presse
Sana Tamzini Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Tel + 216 98.45.13.08
Fax + 216 71.79.58.60

hadhirateUne Radio des Tunisiennes
Appel à un projet du Goethe-Institut

Le Code du statut personnel est depuis les années 50 la loi la plus progressiste du monde arabe en matière de droit de femme. Il instaure l’égalité entre la femme et l’homme dans de très nombreux domaines et accorde à la femme tunisienne certains privilèges juridiques par rapport aux autres pays de la région. L’actuel gouvernement de transition tunisien a promis de ne pas toucher aux acquis de la femme tunisienne.
En août 2012 un paragraphe pour la nouvelle constitution a été élaboré, dans lequel la femme est considérée être complémentaire à l’homme. De nombreuses Tunisiennes voient dans cette modification un pas en arrière.
Partout dans le monde, les femmes veulent et doivent toujours lutter pour le maintien et le développement de leurs droits. Le Goethe-Institut veut soutenir cet engagement en initiant, en coopération avec une chaîne de radio tunisienne, une émission qui s’adresse à la société civileen Tunisie. Le programme de cette émission, transmise une ou deux fois par semaine en dialecte tunisien, sera confectionné par des femmes tunisiennes. Leur propos sera d’ informerainsi leurs auditrices et leurs auditeurs sur tout ce qui est propice à faire avancer le pays qui se démocratise. Le programme veut également permettre un échange vif et animé avec les auditrices et les auditeurs qui sont appelés à participer, par téléphone ou sur internet, aux discussions et à proposer eux-mêmes des sujets qui les intéressent.
Le programme de l’émission s’adresse donc aux Tunisiennes et aux Tunisiens de l’ensemble du pays, ainsi toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à la responsabilité de la société civile et aux thèmes relatifs à la femme, auront accès aux discussions.
Surtout les jeunes femmes tunisiennes dans les régions rurales, cette émission radio permettra d’avoir mieux accès à la culture citoyenne, aux réseaux sociaux et aux initiatives de la société civile. En plus de leur apporter de la distraction,elle les incitera à faire connaissance avec des femmes qui partagent leurs problèmes, à se sentir solidaires et libres - les appels sont anonymes – à parler de leurs problèmes. Grâce à ce format,même des sujets controversés pourront être abordés, ce qui permettra de développer un dialogue, et d’encourager les femmes à y participer. Elles trouveront des conseils et du soutien dans leurs préoccupations.
Le 13 août 2012, jour férié en Tunisie qui rappelle l’adoption du Code du statut personnel, le Goethe-Institut organise, en coopération avec la commissaire d’exposition et professeur d’université Sana Tamzini et le Centre Culturel International de Hammamet, une manifestation d’information à Dar Sébastian pour tous les partenaires et coopérateurs potentiels de ce projet. Pour envoyer un signal et montrer la perception des libertés dans un système de société démocratique, seront présentées lors de cette manifestation des artistes femme qui militent pour la liberté d’expression.

Tunis, le 13 août 2012
Christiane Bohrer, Directrice du Goethe-Instituten Tunisie