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Façade…s avec Hela Marrakchi

hela-marrakchi-goethe-institutCinquième exposition dans le cadre du projet Façade…s
Le Goethe-Institut offre la façade de sa maison, sise au 6, rue du Sénégal à Tunis-Lafayette, fermée pour des fins de stabilisation et d’agrandissement, pour des réalisations artistiques. Une interview avec l'artiste Hela Marrakchi qui exposera son travail du 07 jusqu'au 30 décembre 2012, en collaboration avec Azza Jrad, Emna Essoussi, Lamine Maaoui et Marwen Fitouri, tous des étudiants en architecture.

A quand remonte votre histoire d’amour avec l’art ? Sur quoi travaillez-vous quand vous ne vous occupez pas d’une façade ?
La découverte de cet amour s’est manifestée en chacun de nous différemment. Si Hela a développé cette sensibilité dés son plus jeune âge grâce aux dessins de sa mère, Lamine qui entouré par une famille d’artistes ne pouvait échapper a cet appel de l’art ; Emna l’a découvert avec la musique étant petite quant à Marwen et Azza ils ne se sont senti concernés que lorsqu’ils ont eu affaire aux cours d’art plastique en architecture. C’est cette diversité dans notre vision de l’art qui donne lieu à des débats face a ce genre d’événements artistiques.

Quand on ne parle pas de « façade..s » on parle de plan coupes et façades. En effet étant étudiants en architecture on conçoit des espaces qui ne verront pas le jour en espérant que dans quelques mois ou années on pourrait changer nos esquisses en bâtiments réels.

Quelle est votre idée, votre conception de l’art?
L’art permet d’extérioriser les frustrations quotidiennes il nous porte au delà de nous-mêmes, façonne notre personnalité et éveille notre sensibilité sur tous les plans. A une échelle plus large l’art est surtout le miroir de toute civilisation, il reflète toute sa grandeur et ses origines.

Comment avez-vous développé votre idée ?
Réunis tous ensemble, l’idée d’une façade légère est venue suite à un long débat où chacun exposait son idée. Appuyé par les recherches qu’on a faites après, l’idée de la façade en relief a pris forme. Plusieurs moyens pour une telle expression plastique s’offraient à nous. Cependant, les ballons par leur forme et leur légèreté reflétaient et exprimaient le mieux notre concept.

D’où venait votre inspiration ?
Le contexte urbanistique fut l’objet de nos premiers débats concernant le concours car le centre de Tunis étant très encombré et dense et l’emplacement du Goethe-Institut reflétait extraordinairement bien ce désordre car son angle mêlait transports publics, villas anciennes, bâtiments « contemporains », jardins délaissés et voitures pressés, manquait de légèreté et de paix.
C’est ce mélange chaotique d’éléments urbains mal agencés qui nous a amené aux boules chinoises qui semblaient être une réponse adéquate pour alléger cet angle et lui associer un élément en rupture avec ce qui l’entoure, essayant ainsi et sans prétention de « calmer le jeu » et de « faire le vide ».

Quelle était votre motivation pour participer à ce projet ? Quel est l’intérêt d’un travail en plein air ?
Le titre du concours « façade….s » ne pouvait que nous intéresser en tant qu’étudiants en architecture passionnés par l’art. Cet événement qui était une occasion pour nous de nous exprimer et de tester nos limites plastiques représentait sans nul doute une chance à saisir.

Un travail en plein air a l’avantage d’être vu de tous, de provoquer des sentiments, des réactions différentes chez des personnes qui n’iront pas dans les salles d’expositions et dans les musées. L’art s’invite ainsi dans leur quotidien sans les avertir. C’est ce qui était pour nous une motivation de plus pour participer à cet événement qui conjuguait dans un vocabulaire simple art et quotidien.

A votre avis, comment les Tunisiens perçoivent-ils votre travail ? Quelles sont les réactions que vous souhaitez provoquer ?
On ne pourrait prévoir les réactions des tunisiens. Ils sont tellement imprévisibles comme en témoigne les évènements passés. Eveiller la curiosité des passants sur une telle installation c’est les amener à discuter art, et les inciter à s’intéresser à cette forme de communication et à y prendre part seraient pour nous déjà une réussite en soi.

L’art dans l’espace public ne date pas d’hier – connaissez-vous d’autres oeuvres qui vous plaisent et quelle est leur qualité ?
ZEVS un artiste engagé qui dénonçait les campagnes publicitaires. Son attaque contre LAVAZZA résume l’objet et l’intérêt de cet art qui pousse à réfléchir et à se poser des questions en rapport avec notre société. Des questions auxquelles on est amené à répondre de par l’ampleur que cet artiste confère à ces oeuvres. Ou encore l’artiste JR dont l’oeuvre s’apparente assez à la notre, crée "l'art infiltrant" qui s'affiche, sans y être invité, sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d'Afrique ou dans les favelas au Brésil. Des gens qui vivent souvent avec le strict minimum découvrent quelque chose d'absolument superflu. Et ils ne se contentent pas de voir, ils participent. Des vieilles dames deviennent mannequins pour un jour, des gosses se transforment en artistes pour une semaine. Dans cette action artistique, il n'y a pas de scène qui sépare les acteurs des spectateurs.

Qu’en est-il de l’art dans l’espace public en Tunisie ? Cette forme d’art a-t-elle un avenir ?
Le ‘street art’ en Tunisie est en pleine expansion après la révolution. Les graffitis et les installations qui prennent forme sur les murs d’un pays nouvellement libre en témoignent.
Ajoutant à cela les évènements tels que ‘Dream City’ qui encadrent ces artistes et leurs donnent les moyens de s’exprimer librement. Cette forme d’art ne peut donc qu’avoir un avenir certain, si ses protagonistes continuent à défendre cette discipline.

Le temps de rêver, avez-vous déjà des plans pour vos projets futurs ?
Produire, tel est notre plan futur, produire une architecture future nouvelle qui traduirait les besoins des tunisiens et qui élèverait cette production au rang des grands architectes du monde une tâche difficile… rêver reste toutefois possible.

Nous vous invitons cordialement à participer à l’ouverture de l'exposition, titré « Façade…s», cinquième partie. Ouverture: le 07 décembre 2012, 16 heures, au Centre National d'Art Vivant avec une présentation par l'artiste, vers 16 heures 30 on ira visiter l'oeuvre au jardin de notre villa, 6, Rue du Sénégal, Tunis-Lafayette.

Exposition
07.-30.12.2012, Vernissage: 07.12.2012, 16 Uhr, Centre National d'Art Vivant
Villa du Goethe-Institut, 6, Rue du Sénégal

Source : www.goethe.de

 

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