In order to view this object you need Flash Player 9+ support!

Get Adobe Flash player
Joomla! Slideshow
Home TAGPress Tunisie Symptomatique réduction du budget de la Culture

Symptomatique réduction du budget de la Culture

culture-pas-provisoire

Ce n’est assurément pas à cause de la crise que le budget du ministère de la Culture a été réduit de -5%. En effet, le budget de l’Etat de 2013 présente un ajustement de l’ordre de 70 millions de dinars, au titre d’augmentations à certains corps, tels que l’Intérieur, les Affaires Religieuses, la Présidence et les membres de l’ANC.

Certes, il est symptomatique qu’on ne parle de politique culturelle que sous l’angle budgétaire. Car c’est souvent la faiblesse des propositions en matière de Culture, qui contribue à en empêcher le renouvellement. Dans le contexte actuel, cette baisse est doublement marquante. Non seulement le nouveau budget favorise les dépenses de gestion relativement aux dépenses de développement, mais rappelle aussi et surtout que des espaces artistiques sont spoliés et que des artistes sont agressés. En l’occurrence, les affaires les plus retentissantes demeurent celles des deux attaques salafistes contre la salle CinemAfricArt, en juin 2011, et contre le Printemps des arts au Palais Abdellia, en juin 2012. Les réactions dépitées des milieux artistiques sont en ce sens tout à fait légitimes.

Après avoir déploré, lui aussi, «le peu de considération pour la culture», Mehdi mabrouk, le ministre de la Culture, est redevenu soudain plus optimiste en affirmant que cette légère réduction n’affectera pas les subventions artistiques, tout en relevant que les besoins culturels dans les régions ont augmenté. L’idée que la culture puisse accompagner et même aider à sortir d’une période de marasme ne vient-elle donc pas à l’esprit de nos politiques ? Pourtant, en mars dernier, le ministre avait dénoncé l’occupation de l’espace public par les symboles de l’islam «dur» dans les villages, affirmant sur une radio privée que «le salafisme peut être traité par la culture, l’art, la beauté, la musique et la danse».

Le cadrage des débats ne présage pas que cette réduction du budget va susciter une mobilisation d’hostilité massive. Mais c’est assurément un calcul à courte vue que de prendre le risque, à moyen et long termes, d’affaiblir la culture dans un pays où, du nord au sud, de jeunes talents réinventent tous les jours la révolution artistique.

Nadia Haddaoui

culture-pas-provisoire

"La culture n'est pas provisoire"

Crédit photo : Mouvement Nouvelle Génération
Publié le 8 janvier 2013 Source : spotmag.info

 

tagalerie-accueil

 

tagoeil

catalogue-salon-artistes-tunisiens

Kritik-d-Art


 

Facebook Fan Page TAG-TunisiArtGallerieskom-koilogo-yaka