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Exposition annuelle de la Fédération tunisienne des arts plastiques (Palais Kheireddine) Un panorama de la pratique artistique en Tunisie

pratique-artistique-TunisieLa Ftap est une association qui a vu le jour après la révolution, comme l’indique son statut, elle rassemble des plasticiens, des collectionneurs, des critiques d’art et des galeristes. Elle a organisé deux grandes expositions annuelles (« Révélations » et « Variations ») qui ont été transférées à Sousse après leur déroulement à Tunis. Celle qui se tient actuellement au palais Kheireddine à Tunis sera transférée vers le nouveau musée de Sousse,  le 15 mars 2013, ainsi que vers trois autres espaces: la galerie Hadrumète, le Centre culturel de Sousse et la Galerie Sakji.

Depuis la 1ère exposition, le prix «Nejib-Belkhodja» a été instauré, mais faute de moyens, il ne sera pas décerné cette année. Il est à noter qu’une partie du montant du catalogue de cette exposition est payée par les artistes, en attendant des jours meilleurs et un gouvernement qui se penche sérieusement sur l’action culturelle en prenant en considération les aspirations des artistes et le rôle de l’art dans la construction de l’avenir du pays.

Les artistes luttent aujourd’hui pour préserver les acquis d’avant-la révolution, et sont inquiets et perturbés par les courants politiques hostiles à la liberté d’expression, à l’art et à la culture. Mais cela ne les a pas empêchés de continuer à créer et à poursuivre leur aventure plastique. Cette exposition avec 165 œuvres accrochées nous le prouve.

Lors de dernière semaine de l’exposition, un hommage posthume sera rendu au grand peintre et sculpteur Amor Ben Mahmoud (1934-2009). Ainsi une exposition de ses œuvres est prévue au Palais Kheireddine accompagnée des témoignages de ses proches et amis. Ben Mahmoud a réalisé plusieurs monuments en Tunisie, dont le plus connus est le monument dédié aux Martyrs à Sijoumi. Il a été un grand peintre et un enseignant à l’Ecole des beaux-arts de Tunis où il a formé des générations de plasticiens.
En plus des expositions, la Ftap axe son activité sur les colloques, dont un sur le marché de l’art qui s’est tenu en novembre 2011 et un deuxième sur le thème de  «L’interférence des limites et l’éclatement des genres» abrité à Sousse en décembre 2012.

L’action la plus spectaculaire  réalisée par la Ftap fut l’intervention artistique sur les piliers du pont de la République à l’intersection de la grande Avenue, près du TGM. Les artistes sont sortis dans la rue pour changer le paysage urbain, éliminer la grisaille du béton et surtout pour créer un précédent en matière de peinture murale.

L’exposition actuelle regroupe 146 plasticiens et 165 œuvres entre peintures, sculptures, tapisseries, céramiques, installations et photographies. Les participants sont en majorité de jeunes ressortissants des instituts d’arts de la République. Des plasticiens de pays frères et amis y participent également: Ali Ridha, Abdeljabbar Naimi, Saad Kassab, Khalida Al Oubeïdi, Samir Majid Al Bayati et  Mohamed Al Adhami d’Irak, Jo Ann Morning des Etats-Unis, Anne Marie Caria de France. Ces deux dernières ne sont pas des peintres du dimanche, mais de vrais talents. Noureddine Saidi à cheval entre l’Algérie et la Tunisie est aussi présent.
Jo Morning et Caria s’intègrent parfaitement avec ce qui se pratique en Tunisie en gravure et en peinture. Du côté de l’Irak, nous notons la présence de Ali Ridha qui a entamé sa carrière d’artiste en Tunisie, depuis 30 ans. Il s’est confirmé, ces dernières années, dans notre milieu culturel en aboutissant à une expression très originale inspirée de la civilisation mésopotamienne, et les événements qui ont marqué son pays depuis 1991.
Parmi les jeunes qui ont participé pour la deuxième fois avec la Ftap et ont confirmé leur talent, on peut citer : Akram Toujani, Dalizar Chtourou, Mondher M’tibaa, Asma Ben Hassine, Hanène Amara et d’autres. Quant aux plus aînés, et qui continuent à progresser, on peut citer Houda Ajili, Houda Rajab, Riadh Souissi, Ferdaous Brinsi et d’autres encore.
Les plasticiens Wissem Ben Hassine et Kamel Brahim, résidents en France, ont enrichi l’exposition par leurs œuvres et sont restés fidèles à cette manifestation.
La participation des associations du Cap Bon, de Gabès et de Gafsa nous a révélé de nouveaux talents tels que Mourad Chwaya qui se démarque avec une toile intitulée : «Le soulier» où l’on discerne un grand talent de dessinateur plein d’imagination. Ahmed Tlili, Mouna B.Tanfous, Zoubeir Ben Mohamed, Samir Sindi, Mériem Barka et Lamine Othmani ont retenu l’attention des observateurs.
Les artistes déjà confirmés, comme Amel Kébaïli, Houda Tounsi, Rim Ayari, Nahla Weslati, Mohamed Tahar Ajroudi, Mériem Garali, Ilham Taktak et Samir Fitouri, continuent à viser de nouveaux horizons pour créer un nouveau langage plastique qui s’inscrit dans la modernité. Kébaïli a choisi le thème de la faune et la flore. Le talentueux Mourad Harbaoui a viré sa palette vers les gris colorés en peignant avec son corps et ses nerfs, sans que la joie de peindre ne le quitte un instant. La spontanéité et les larges touches qui caractérisent son expressionnisme dramatique dégagent aujourd’hui l’inquiétude et l’angoisse que vivent les artistes.
On ne peut commenter les 165 œuvres accrochées, que les artistes nous excusent, mais il faut souligner les expériences de quelques-uns parmi eux qui retiennent notre attention.  C’est le cas des deux œuvres d’Ali Batrouni qui marquent la synthèse de ce qu’il a réalisé ces dernières années en trouvant une manière personnelle de construire ses personnages en s’inspirant du patrimoine local et universel et en s’attachant aux signes et symboles berbères.
Alya Kateb, et Zoubeïda Daghfous ont construit leurs nouvelles visions abstraites lyriques en quittant définitivement la figuration à caractère orientaliste.
Les vétérans, à savoir  « les Trois  Abdelmejid »  Békri, Ayed et Ben Messaoud, sont là, en pleine possession de leurs moyens avec de grandes toiles qui tracent une carrière de plus de 40 ans. La doyenne Rafika Dhrif, 73 ans, toujours jeune avec sa peinture vibrante et chargée d’émotions, et Khélil Gouiaa peint, avec une matière riche, l’environnement urbain et maritime en empruntant des structures rigides, apaisées par des gammes de bleus ou d’ocres. Lotfi Ben Salah, dramaturge et plasticien de talent, aligne dans un beau rythme des personnages qu’il a conçus à sa manière.
La photographie artistique est en vogue ces dernières années, mais il faut bien distinguer le bon grain de l’ivraie. En effet, plus d’une douzaine de photographes professionnels et amateurs exposent leurs œuvres, dont les vétérans Mohamed Ayeb, Néjib Chouk, Brahim Bahloul et Abdelbacet Touati. La nouvelle génération est représentée par Karim Kammoun, Nédia Driss, Amine Bousoffara, Oumaima Khalil, Tahar Ajroudi, Wième Ben M’aalem, Amira Hammami, Wissem Djelassi et Mohammed Bahloul. On découvre divers sujets dont la danse, le monde,  la condition humaine et les diverses images de la révolution, captées sur les murs des villes et villages de Tunisie.
Une exposition à voir absolument et qui constitue un panorama de la pratique artistique en Tunisie.

Auteur : B.A. le 26-01-2013
Source : lapresse.tn

 

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