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Home Outside Tunisia Du Vendredi 15 Février au 9 Mars 2013 - Dispars, exposition de Nidhal Chamekh et Ilies Issiakhem - Galerie Talmart, Paris

Du Vendredi 15 Février au 9 Mars 2013 - Dispars, exposition de Nidhal Chamekh et Ilies Issiakhem - Galerie Talmart, Paris

Chamekh-DISPARS-eventVernissage le Jeudi 14 Février à 18H00

L’EXPOSITION
La galerie Talmart expose pour la première fois les deux jeunes artistes Nidhal Chamekh et Ilies Issiakhem nés en 1985 et 1984 qui travaillent aujourd’hui à Paris. Ce duo qui est né grâce à la collaboration de C-art project, association de promotion de l’art contemporain, vient ponctuer dans le parcours des artistes une étape importante. Leurs travaux ont déjà connu diverses présentations au public et une reconnaissance réelle. Nidhal Chamekh était sélectionné dans l’exposition Dégagements… la Tunisie, un an après qu’organisait l’Institut du Monde Arabe à partir de janvier 2012.

Il est également depuis quelques mois boursier de la fondation canadienne de promotion de l’art Elizabeth Greenshields. Ilies Issiakhem a été exposé dans plusieurs pays européens et a été sélectionné en 2012 au prix Sciences Po pour l’art contemporain.

Les deux artistes ne travaillent pas ensemble mais les échos entre leurs travaux sont frappants et nous ont semblé mériter une mise en espace commune. Nidhal Chamekh présentera un ensemble de dessins sur papier extraits de sa série De quoi rêvent les martyrs ? tandis qu’Ilies Issiakhem montrera ses dernières toiles et une série de dessins.

Le travail sur le corps, son approfondissement dans un graphisme qui mêle les techniques, une manière aussi de disloquer leur sujet pour le maîtriser, a pu rapprocher les deux artistes. Mais très vite, sont apparus les traits qui les distinguent et qui font de cette exposition un dialogue riche d’oeuvres qui se font écho, et qui restent dans leur singularité sans s’exclure.
DISPARS, titre choisi pour donner un sens à la différence présente dans la proximité de la galerie Talmart, qui sera soulignée par deux types d’accrochage : le premier proposera à chaque artiste un mur où il pourra accrocher spécifiquement réalisées pour l’exposition. Un troisième mur verra leurs travaux se mêler, dialoguer, se confondre sans se diluer.

NIDHAL CHAMEKH
(né en 1985 à Dhamani – Tunisie)
Vit et travaille entre Paris et Tunis
Chamekh-DISPARS_
L’oeuvre de Nidhal Chamekh ne peut se définir par la seule technique, qui emprunte à la peinture, au dessin, ou encore au collage et qui est en train d’évoluer vers l’installation et la sculpture. La technique mixte est pour lui d’abord une liberté de moyen qui, dans un mélange d’approches, va construire un sens. Au départ, il y a une intention mais celle-ci est vite menée par l’acte de créer lui-même qui conduit à un sens imprévu. Cela explique pourquoi la série peut porter un titre interrogatif : De quoi rêvent les martyrs ? L’artiste ne propose pas d’illustrer la réponse, de la reproduire plastiquement mais il laisse le langage plastique donner des réponses. Le questionnement est dans la manière même de produire l’oeuvre.
Prenons l’exemple de l’oeuvre qui porte le titre « Dessin 7 », de la série Les martyrs…. Le dessin présente le visage habilement dessiné d’un héros martyr connu en Tunisie. Confondu dans sa nuque, surgit un autre dessin qui pourrait être autonome, d’une colonne vertébrale avec la cage thoracique, les lombaires et les cervicales. En travers de ces deux figures au trait d’encre, le corps d’un autre martyr gît, dessiné avec le même trait noir et précis de la planche scientifique ou du croquis d’une scène policière. Autour de ces trois figures centrales, gravitent des images tirées de magazines, soit collées, soit sérigraphiées. Des motifs décoratifs de fleurs de papier peint occupent une partie secondaire du dessin tout en dialoguant avec le propos central. Les trois figures elles-mêmes sont liées par la superposition des motifs mais aussi par des éléments techniques: des segments de lignes numérotées telles des légendes se reportent sur la colonne vertébrale traitée à la manière d’une étude de Léonard. Un objet mécanique comme une pièce qui pourrait souder les parties entre elles, réparer ou meurtrir, qui pourrait être une cheville ou un outil de torture, est ajouté à la structure osseuse. Des numéros viennent comme des légendes sur chaque pièce de l’objet. Des écritures, des photos énigmatiques ou pas, selon la culture du spectateur, des signes arabes, des références à la violence policière, à la parole interdite aussi par la bouche d’un personnage couverte d’un foulard noir, contribuent à un message que l’auteur lui-même semble découvrir en même temps qu’il se dit.

L’oeuvre de Nidhal Chamekh est essentiellement fragmentaire. Le fragment n’est pas chez lui la partie amputée d’un tout, ou un morceau inachevé. C’est d’abord une contribution au discours libre. La parole libre ne peut se dire d’un bloc. Le discours se construit à partir de bribes qui échappent à la censure, dont on ne mesure pas la puissance mais qui, rassemblées, révèlent ce « à quoi rêvent les martyrs ». On touche à la contemporanéité des conditions de possibilité de la liberté de parole. La toile Figure montre le corps martyr d’un enfant gisant nu sur le sol. Des mains roses qui furent un temps le logo d’un parti politique tunisien éphémère, couvrent le corps. Une autre main, celle qui sert à cliquer sur les sites internet, pointe du doigt l’enfant, des écrans gravitent près du corps, tout un réseau d’images, de duplications, de liens, de variations de figures, montre les multiples enjeux autour de cette mort : enjeu politique, enjeu social, humain, métaphysique… On ne peut s’empêcher de voir là la puissance de motivation d’un groupe qui se libère de la tyrannie.

Les fragments, qui ne sont pas sans rappeler la liberté du dadaïsme, puisent à toutes les époques et confondent les espaces et les cultures à l’image de l’héritage multiple de nombreux artistes contemporains. Les signes cependant les plus présents appartiennent clairement à l’époque que vit l’artiste. Il rend compte de la complexité du discours, il dit clairement que la vérité n’est pas une, ni nécessairement cohérente, ni monolithique, mais elle procède de tentatives dans des directions tantôt contradictoires tantôt harmonieuses. Seule une forme de résistance à la réalité, au martyre, à la violence est claire. La réponse en revanche, n’est pas naïve et l’artiste a choisi une forme précise pour le dire.

Chamekh-DISPARSEXPOSITIONS
2013
30 Janvier : Politiques. Art Factum Gallery, Beyrouth.
10 Février. Galerie Talmart (infos TBC), Paris.
04 Mai : Politiques #2. Centre National d’Art Vivant, Tunis.
2012
Comme un souffle de Liberté. Exposition principale de la Fête de l’Humanité.
Politiques. Centre National d’Art Vivant, Tunis
Dégagements… La Tunisie, un an après, Institut du Monde Arabe, Paris.
2011
Truismes, Galerie 34, Paris.
2010
Art by Genève, Palexpo, Genève.
Printemps 2010 – Salon d’Art Contemporain, Carrousel du Louvre, Paris.
Ivry en Seine, Art et Fusion, Ivry sur Seine.
Cadavre Exquis, Galerie Primo Piano, Lecce.
L’Atlas – Nidhal – Rêveur, Galerie Glandeur Nature, Lyon.
2009
Printemps 2009 – Salon d’Art Contemporain, Carrousel du Louvre, Paris.
7ème Printemps des Arts, Palais El Abdellia, Tunis.
Exposition des nouveaux diplômés, Palais Khair-Eddine, Tunis.
2008 Preuve par 9, Galerie le Damier, Tunis.
2007 Hommage à Guillevic, Institut Français de Tunisie, Tunis.
2006 5ème Printemps des Arts Plastiques, Palais El Abdellia, Tunis.
2001
Exposition collective de dessins, Maison des Arts, Tunis.
Exposition personnelle de dessins, Maison de la culture Tahar Haddad, Tunis.
2000 Dessins, Maison de la Presse, Tunis.
FORMATION
2010 Doctorant en Arts Plastiques et Sciences de l’Art, Sorbonne Paris I.
2004-2008 Institut des Beaux-Arts de Tunis, Tunisie.
BOURSES
2012 Bourse de la Fondation Elizabeth Greenshields
2008 Bourse de mérite, Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche, Arts Plastiques. Tunisie
CATALOGUES
Catalogue d’exposition, Comme un souffle de liberté, l’Humanité, 2012.
Catalogue d’exposition, Politiques, Centre National d’Art Vivant de Tunis, 2012.
Catalogue d’exposition, Dégagements, Institut du Monde Arabe, 2012.
Catalogue d’exposition, Art by Genève, 2012.

Issiakhem-DISPARS_ILIES ISSIAKHEM
(né en 1984 à Oran – Algérie)
Vit et travaille à Paris

Dissolution par la voie de la forme / Ilies Issiakhem est un peintre qui depuis ses débuts, possède une écriture forte.
La force de sa peinture réside avant tout en ce qu’elle est conçue par l’artiste comme une expression corporelle globale devenue image. En ce sens, chez Issiakhem, la gestuelle et la structuration expérimentale de l’oeuvre se retrouvent dans un rythme sans cesse renouvelé, ponctué de techniques contradictoires, d’empilement d’images et de formes abstraites qui construisent le tableau tout en produisant sa dissolution.
Empilement de l’image / On reconnaît les tableaux d’Ilies Issiakhem à leurs grands formats sur lesquels se déploie une complexité graphique qui est le résultat d’un long processus pictural. Une tension permanente lie entre elles les formes abstraites, coulures, ratures ou giclures et les éléments figuratifs représentés à l’aide de techniques extrêmement variées. L’utilisation de techniques numériques pointues côtoyant une peinture plus spontanée — simulacre du mouvement — est autant de partis pris qui permettent à l’artiste de rendre compte de l’état d’avancement des techniques informatiques contemporaines. Chez Issiakhem, l’ordinateur est un outil qui permet de prendre de la distance : il fonctionne comme une anti-expressivité.
Il permet aussi à l’artiste de jouir d’un réservoir d’images inépuisable qui viennent nourrir sa culture du trash.
Oxymoron visuel / Aussi, ce va-et-vient permanent entre le relief des coulures de résine, la transparence d’une peinture devenue presque aquarelle, la peinture au couteau mais aussi la convocation de différentes échelles, sur et sous la peau, échelle cellulaire et agrandissement kaléidoscopique… produisent ce délicieux oxymore visuel que l’on ne se lasse pas de regarder. La démarche du peintre résiste à toute lisibilité directe : expression d’une complication proche de la réalité vécue. Dans cette dialectique de la complication et de la destruction, le hasard a autant sa place que la rupture calculée.
Faire-défaire / Faire - non faire / demandent une exigence constante : celle d’éviter le geste de trop. L’empilement de l’image participe à la libération du fond blanc. Pour l’artiste, le travail sur une toile ne peut commencer qu’après une longue préparation d’un fond, tissu organique d’où jaillissent des éléments tantôt libérés tantôt salis, détruits, déconstruits par le peintre.
Le corps anatomique : objet médical et emploi identitaire / Des scanners et des radiographies, des images anatomiques, des cranes et des coeurs, des organes internes et des organes de perception (intestins, viscères, cerveaux, yeux, nerfs optiques)… A cette variété iconographique correspond une variété de techniques picturales. Ainsi, nous sommes induits à reconsidérer d’un côté le rapport entre le corps biologique et les moyens technologiques qui lui sont appliqués, et de l’autre, le rapport entre l’art et différentes techniques en mettant l’accent sur les temporalités propres à chacun et à leurs évolutions techniques. Ilies Issiakhem interroge par ce biais la question de l’identité et de la culture.
Il s’agit d’une peinture violente où tout est en perpétuel mouvement : on y reconnaît l’écriture sauvage d’une peinture métaphysique intelligente et la vivacité virtuose d’un peintre singulier.
Issiakhem-DISPARS
EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
2011 Fondation PH, Londres, Angleterre
2010 Galerie ART-IST, Istanbul, Turquie
2009 Galerie ART-IST, Berlin, Allemagne
2008 Galerie Fréderic Lacroix, Paris
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2012 Fête de l’humanité, La Courneuve
2012 Prix Sciences Po pour l’art contemporain, Paris
2011 Chic dessin, Paris
2010 Rencontres au 6B , Saint-Denis
2008 Slick Art Fair, Paris
FORMATION
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris
Chamekh-Issiakhem-DISPARSGalerie Talmart
22, rue du Cloître Saint-Merri, 75004 Paris
www.talmart.com