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Exposition photos de Dali Belkadhi à Mille Feuilles - Ô temps, suspends ton vol !

dali-belkadhiL’art, Dali Belkadhi le connaît jusqu’au bout des ongles pour l’avoir pratiqué pendant plus de 20 ans.
C’est un touche-à-tout dans le domaine des arts plastiques et il est même poète à ses heures perdues. Il a fait du collage, de la photo, des gravures sur bois, du multimedia… Artiste engagé, il a défendu  plusieurs causes. Il n’a pas manqué «de lancer des bouteilles de SOS», «Message in the bottle», il s’est indigné après l’invasion de l’Irak, il a dénoncé l’oppression, il s’est aventuré dans Sabra et Chatila… Le tout exprimé à travers des dessins, ou des sculptures murales. Il a travaillé sur plusieurs supports, dont le verre, le plexi, le bois, le fer… Un véritable caméléon — l’art est son deuxième univers, là où il a jeté l’ancre depuis toujours.

Dans sa dernière exposition, il capture le temps, le rend indélébile à travers des photos au langage presque surréaliste mais ô combien réel. Il nous y invite à découvrir Istanbul, tel qu’en lui-même.
Chaque cliché nous ouvre les portes d’un univers féerique où l’image transcende la réalité, l’embrasse, l’enlasse jusqu’à l’étouffer de tendresse. Le zoom généreux et altruiste, Dali Belkadhi expose l’infiniment grand et l’infiniment petit, entremêlés dans un gracieux effet de lumières scintillantes et dans une harmonie qui effleure la perfection. Les photos, tantôt immenses, tantôt modestes de taille, interpellent notre émotion et se jouent de notre illusion d’optique. Eclatantes de vie, elles nous parlent et leurs mots sont sincères. Elles s’offrent au regard dans toute leur splendeur et semblent arrêter le temps, l’espace d’une seconde furtive pour pérenniser des moments presque impalpables.

La passion s’empare du zoom de l’artiste et sème l’amour sur les murs de la galerie Mille Feuilles à laquelle elle paraît offrir une seconde jeunesse. Transcrivant une réalité qui devient une sorte d’ogre avide de l’imaginaire d’autrui, Je me considère comme un artiste de l’imaginaire», nous dit-il. Et d’ajouter : «Je passe ma vie à imaginer les choses… Il est vrai que je suis plus ou moins atypique, parce que je prône la liberté d’être et de créer».

Cet homme jovial  au sourire éclatant et communicatif puise ses créations dans le fond de ses rêves. Il fait parler son âme, ses tripes et les fluctuations de son imaginaire. De photos en photos (retour à son premier amour, à sa passion), le temps semble suspendre son vol… Il est capturé, l’espace d’un cliché, mais il demeure vivant, fluide et fort expressif. Dali Belkadhi se balade entre le clair et l’obscur  à la recherche de cette touche qui va interpeller l’imaginaire de tout un chemin. Il nous noie dans un tourbillon de l’infini qui ne marque pas de pause. Le tout est en perpétuel mouvement. Les photos se succèdent: barque sur le Bosphore, le quartier phare  d’Istanbul, «Takacim», visage expressif d’une poupée en céramique, ombres, foules, jeux de lumières, jeux de l’imaginaire…

Les photos de Belkadhi s’imposent, sans fausse timidité, presque effrontées. Elles revendiquent, en fait, leur droit d’être et de s’incruster dans l’encre de nos yeux, voire dans les méandres de nos rêves les plus enfouis. Majestueuses, elles s’emparent de notre désir de nous noyer dans un monde fait de rêves, un monde féerique. L’appareil de l’artiste est une fée aimante… une brise qui caresse le regard  et effleure l’ineffable, tout en exprimant le désir profond d’aller  au-delà d’une réalité au langage multiple. Dali Belkadhi connaît bien ces paroles, il sait capturer leurs murmures et leurs  moindres fluctuations. Le zoom profond et explorateur, il va là où habite le beau, là où est installée l’éternité. Saisir le temps est une faculté du photographe qui confère aux clichés une âme que les rend vivants, expressifs et parlants. Le regard «revolver», l’artiste titre là où le rêve s’empare des choses de la vie, là où l’impossible devient possible. A l’unisson, les photos se mêlent et s’entremêlent dans une danse mouvementée mais fluide appelée éternité.

 

Najette KACEM le 10-03-2013

lapresse.tn

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