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"Politiques", une exposition sur les révolutions arabes

politiques-paris"Politiques" est une exposition qui vient tout juste d’être inaugurée à Paris, et ce jusqu’au 20 avril 2013. Reçue en grandes pompes dans la galerie Talmart située dans le 4ème arrondissement de Paris, cette exposition regroupe principalement 8 artistes tunisiens âgés de 25 à 30 ans qui ont tenu à exposer une Tunisie en pleine ébullition révolutionnaire. Rencontre sur place avec quelques artistes.

D’entrée, la galerie Talmart est simpliste voire minimaliste mais c’est là toute la richesse du lieu. Le côté simpliste de la pièce permet de poser justement la lumière et le regard sur les œuvres. Les œuvres regorgent d’inventivité. Inutile de trop en faire. Elles déclinent plusieurs symboles de liberté comme elles sont teintées d’espoir et de danger.

A l’entrée de la galerie, la première œuvre est celle de Malek Gnaoui, sérigraphe tunisien, qui s’intitule « Vs Sheep ». Cette œuvre multiplie les symboles. Il en distingue deux tout particulièrement : le mouton comme objet de sacrifice et le mouton comme élément suiveur et facilement domptable. Le mot en arabe sérigraphié qui signifie « égorgé », la taille du tableau retranscrivant l’égorgement du mouton en plus du sang qui coule représenté par les câbles, voilà les premiers symboles propres au mouton sacrifié. Cette sérigraphie rappelle que les véritables moutons, dans la société notamment, « c’est nous ! », affirme Malek Gnaoui. Les clignotants au bout des câbles, précise-t-il, sont des « alertes pour lutter afin de ne plus voir de sang qui coule ».

Figure du contestataire, son œuvre opte pour un rapport complexe - machine et chair – qui propose ainsi « un travail de composition, une esthétique légèrement décorative, un jeu des ambiguïtés sur les formes et les couleurs ». L’artiste plasticien tunisien, Nidhal Chamekh, insuffle beaucoup d’ironie dans ses représentations artistiques qui font part d’un passé, d’une histoire et « d’éléments tout sauf ironiques ». Son esprit critique a été mis au service de son art au plus grand bonheur des spectateurs. Il se sert de l’autruche, un animal replié sur lui-même, pour montrer la Tunisie telle qu’elle est actuellement. Son ingéniosité réside aussi en ce jeu de graphie sur les expressions. La taille, les couleurs et surtout la langue utilisée pour ses toiles créent une certaine intrigue auprès du spectateur qui s’interroge sur la définition des messages écrits. Excepté ceux qui lisent parfaitement l’arabe, aussi décliné phonétiquement : "A5RALOU FIH" (peut être traduit littéralement par : "va chier", ndlr). Via cette expression, Nidhal Chamekh montre la richesse du langage populaire en Tunisie. Ce message en soi est encore plus fort que le célèbre « Dégage ! ».

Dans cette exposition, d’autres œuvres attirent le regard et la curiosité. Ymène Chétouane, Matthieu Boucherit et Shadi Alzaqzouq redoublent de créativité pour capter l’œil du spectateur.

Les têtes de bébé d’Ymène Chétouane intriguent énormément et soulèvent ainsi plusieurs questions. Mathieu Boucherit, lui, opte pour une taille microscopique de ses toiles. Et par cette taille minuscule, le spectateur ressent une certaine attirance pour ses œuvres afin de voir de plus près de quoi il en retourne. Aussi, par ce choix, il met l’accent, par effet de paradoxe, sur des événements d’une importance capitale. La mort pour thème principal, Mathieu Boucherit dévoile finalement ce que tout le monde voit ou a déjà vu pour pointer du doigt le cruel manque de considération de nous autres, concitoyens. Et en effet, la mort qu’elle soit collective ou individuelle, naturelle ou causée par des êtres malveillants, proche ou lointaine ne touche pas la société autant qu’elle le devrait.

talmart
Quant à Shadi Alzaqzouq, il est, dans cette pièce, le maître de l’humour. Son tableau « Convertissez-vous » est tout bonnement rayonnant de liberté et d’espoir. Y est illustré un punk musulman en train de prier. Quand on tente de comprendre pourquoi un tel rapprochement, Shadi Alzaqzouq explique c’est une dédicace aux Punks que « je sentais bien plus libre que moi ». « C’est un tableau décalé, dit-il, qui montre que la liberté n’est pas automatiquement en contraste avec l’Islam ».

Jeudi 28 Mars 2013 / Lila Harzalli
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