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Photos-réalité. «Regards croisés sur Choucha».

Choucha-camp-by-Saif-Chaabane«Regards croisés sur Choucha», une exposition qui raconte la vie des réfugiés d’un camp qu’on va fermer.
Le camp de réfugiés Choucha a eu une vie courte mais pleine de rebondissements. Aujourd’hui qu’il est condamné à disparaître, ses derniers occupants se trouvent dans une situation particulière, ne pouvant rentrer dans leurs pays, ni obtenir l’asile en Tunisie. Pour attirer l’attention sur leur cas, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), qui s’occupe de leur dossier, a organisé une exposition collective de photographies intitulée «Regards croisés sur Choucha» et accueillie par le Centre national d’art vivant jusqu’au 7 juillet.

©Saif Chaabane

Un événement où l’art se mêle au politique. Un mélange dont l’harmonie n’est pas souvent garantie. Heureusement, grâce aux photographies exposées, le plaisir de la vue s’accompagne d’une invitation à la réflexion sur la condition humaine.

Un démarrage difficile

L’exposition a connu un démarrage difficile. Le vernissage qui a eu lieu mercredi dernier s’est déroulé en présence, notamment, de Mehdi Mabrouk, ministre de la Culture. Une quinzaine de personnes, représentant les réfugiés, sont venues pour protester avec des pancartes, soutenues par des invités de l’exposition. L’accès à la salle d’exposition ne leur a pas été permis, tout de suite. Une fois dedans, ils ont accaparé la parole. Une responsable de l’UNHCR est intervenue pour leur demander de se dépêcher, chose qui les a contrariés. Le ministre de la Culture leur a dit que ce n’était pas le moment de régler leur problème, les circonstances ne s’y prêtant pas. La situation a débouché sur une altercation verbale entre des invités et le ministre de la Culture. Ce dernier aurait même blâmé la directrice du Centre national d’art vivant, Sana Tamzini, pour avoir permis aux réfugiés d’accéder à l’exposition.
La date du 19 juin, journée du vernissage, a été choisie pour marquer la veille de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés. Ce qui ressort de cet incident, c’est que tout a été prévu sauf la présence des réfugiés à cet événement dédié, pourtant, à leur cause. Les présents ont dû gérer un imprévu et cela pouvait finir de plusieurs manières. Ce qui s’est passé n’est pas juste, ni pour les réfugiés ni pour les exposants dont les œuvres sont sûrement passées inaperçues en cette première journée.

Sensibilités croisées    

Les photographies exposées sont signées Hanane Aissi, Zied Ben Romdhane, Saif Chaabane, Akram Chalouah, Wassim Ghozlani, Sophia Baraket et la photographe italienne Manuela Maffioli, en plus de la collection de l’UNHCR et de l’Unicef. Le camp de réfugiés Choucha a suscité, pendant une longue période, l’intérêt des médias locaux et étrangers, même si rares furent les œuvres artistiques qui lui ont été dédiées, dont nous pouvons citer le documentaire tunisien Babylon, en plus des clichés des photographes qui ont partagé, un certain temps, la vie du camp et de ses habitants.

En fait, contrairement aux images télévisuelles, le documentaire et les photographies sont des œuvres qui restent, qui prennent du sens avec le recul, indépendamment de la temporalité. Toutefois, ce n’est plus le cas quand la photographie est l’objet d’un événement culturel directement lié à  un contexte politique, celui de la Journée mondiale des réfugiés, dans le cas de figure. De tout cela, il n’y a que la sensibilité des photographes qui reste. Elle demeurera, au moins, jusqu’au 7 juillet au Centre national d’art vivant qui a accueilli la mémoire du premier camp de réfugiés « organisé », dans l’histoire de la Tunisie.

Chacun des photographes y a apporté son regard. Il y en a ceux qui ont traduit le paysage en portraits, comme Saif Chaabane, dont le souci était de capter les émotions des réfugiés, dessinées sur leurs visages qui sont, pour lui, plus expressifs que les conditions de vie dans le camp. Celles-ci se reflètent, d’ailleurs, sur les visages des femmes, des hommes et des enfants. D’autres, comme Zied Ben Romdhane, ont photographié les groupes de réfugiés dans leur expectative, assis, ou dans les interminables files d’attente. Ce photographe s’est intéressé à leur interaction avec l’environnement de leur camp. Les couleurs sont donc un élément important dans la composition de ses œuvres, où les corps sont tantôt sous la lumière, tantôt floutés par les ombres et les brumes.

Narjès Torchani - le 25-06-2013
www.lapresse.tn

 

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