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Une galerie portera le nom de Hédi Turki. Juste reconnaissance.

Hedi-Turki-By-Rim-TemimiLa délégation spéciale de Sidi Bou Saïd a décidé d’honorer le doyen des plasticiens tunisiens Hédi Turki, en donnant son nom à la galerie municipale, connue auparavant sous le nom de Musée de Sidi Bou Saïd. Une rue portera également son nom.
Un grand nombre de citoyens et d’hommes de culture ont assisté à une cérémonie marquant l’événement. Il y avait aussi une quarantaine de jeunes écoliers qui ont, tour à tour, salué Am El Hédi, le plus célèbre, le plus populaire et le plus généreux de nos plasticiens.

Photo : Rim Temimi
Cette initiative ne se limitera pas à ce seul peintre, puisqu’un autre grand plasticien de Sidi Bou Saïd, Jallel Ben Abdallah, sera, lui aussi, honoré très prochainement.

Hédi Turki est né à Tunis en mai 1922, il a fait un parcours impressionnant en marquant de son empreinte la vie artistique en Tunisie. De 1936 à 1940, il suit des études secondaires au lycée Carnot, où il a, notamment, eu comme professeurs de dessin Maurice Picard et Robert Hue, peintres connus du Salon tunisien. En 1940, après le décès de son père, il abandonne ses études et s’engage dans la vie active comme tailleur, puis comme commis d’administration à la Caisse foncière de Tunisie, pour subvenir aux besoins de sa famille.

Entre 1942 et 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, réfugié au Cap Bon, il est embauché comme manœuvre dans une huilerie où il travaillait plus de douze heures par jour.
A vingt ans, Hédi Turki expose au Syndicat des artistes à Tunis.
En 1951, il fréquente l’Académie de la Grande Chaumière à Paris et, en 1956, il obtient une bourse pour étudier à l’Académie des beaux-arts à Rome.

Son voyage aux Etats-Unis, en 1959, lui fait découvrir Jackson Pollock et subir l’influence de l’Ecole du Pacifique et, particulièrement, celle de Mark Rothko. A son retour en Tunisie, il est l’un des rares peintres à opter pour une expression résolument abstraite, après Edgard Naccache, Corpora, Nello Lévy et Néjib Belkhodja.

Vers 1963, Hédi Turki abandonne l’Action painting, pour une expression qui va avec ses convictions spirituelles: des plages de couleurs transparentes, cotonneuses, qui puisent leurs origines dans le courant post-impressionniste représenté par Bonnard, Vuillard et par les Italiens Rozai et Rufai.
Dans les années 1970, Hédi Turki atteint la plénitude de ses moyens et donne une nouvelle dimension à ses œuvres, introduisant une trame verticale ou horizontale qui crée une profondeur et une atmosphère magique avec la lumière éblouissante en dessous.

Hédi Turki est l’un des peintres les plus habiles dans l’emploi des bleus, des jaunes, des verts et des violets.
A tous ceux qui aspirent à pratiquer la peinture, il leur est conseillé d’observer de près les œuvres de Hédi Turki.
En mai prochain, Am El Hédi, un peu souffrant, atteindra quatre-vingt-onze ans. Nous lui souhaitons prompt rétablissement et longue vie.

Auteur : B.A. 12-03-2013

lapresse.tn

 

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