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Des intellectuels tunisiens fondent « Le Mouvement Culturel Révolutionnaire (MCR) »

Art-Rev-Wassim-GhozlaniC’est en réaction aux agressions subies par les artistes que le « Mouvement Culturel Révolutionnaire » (MCR) a vu le jour.

Ce 6 juillet, le Kef n’a pas pu apprécié le spectacle de la troupe Fani Raghman 3ani . La violence à l’encontre des artistes qui exécutaient ce spectacle de rue a prouvé encore une fois « qu’on marche à reculons ». D’autant plus quand on sait que quinze d’entre eux ont été présentés au juge pour « atteinte à la pudeur ».

 

Crédit image : Wassim Ghozlani

Le syndicat des artistes, les enseignants de l’Institut supérieur des arts théâtraux et certaines icônes de la scène intellectuelle tunisienne ont condamné ce coup dur du contre-printemps, qu’ils « considèrent révélateur de manœuvre rétrograde ».

L’UGTT a exigé, suite à cet événement, « la destitution du ministre de la Culture et la consécration d’un article criminalisant les agressions contre les artistes ».

Les évènements du Kef et certains autres, sont à l’origine de la création du « Mouvement Culturel Révolutionnaire », une initiative « pour faire face à l’intimidation contre les activités culturelles ». L’actrice Rim Hamrouni, membre fondateur du MCR, estime que le mouvement « se donnera pour tâche l’unification de tous les intellectuels progressistes et démocrates tunisiens pour la défense de la liberté de conscience et d’expression et pour confronter toute tentative de révision des acquis de la révolution en matière des libertés publiques et privées ».

Quelques jours après la fuite de Ben Ali, les Tunisiens n’avaient pas l’air de digérer le fait qu’ils étaient entrain de tisser la nouvelle histoire de leur nation. Ceux qui étaient présents au premier sit-in à la Kasbah, savaient pertinemment que les sensibilités idéologiques traversaient la souche de chacun des intervenants. Dès lors les conflits politiques apparaissent à la surface dans le cadre d’une scène mouvante, agitée et encore précaire.
Jusque ici rien d’alarmant. La diversité peut permettre d’enrichir l’expérience des masses contestataires…

Mais à l’époque déjà, le jargon partisan commence à faire le lit de la discorde et de l’intolérance. L’unité a cédé la place à l’animosité. Les germes de la Fetna et de la confiscation de la liberté de conscience sonnent le glas de la cohésion en dissolvant le respect mutuel et l’acceptation de la différence d’autrui. Le processus qui suit a été sciemment impacté par les « contradictions » identitaires opposant les « impies francophones pourfendeurs, ennemis redoutables d’une éthique arabo-musulmane », et les « fidèles partisans d’une Tunisie saine ». Le registre religieux et les fatawis déclenchent de leur côté « une guerre sainte ». Les élections, moment charnière de la phase transitoire et de l’échiquier politique, ont été imprégnées de cet état d’esprit.

Du coup, l’agression à l’encontre des journalistes, des artistes et des politiciens a trouvé sa couverture idéologique et ses appuis spirituels.

Lorsque la violence et la démonstration des forces physiques et armées sont utilisées pour liquider celui qui ne nous ressemble pas, nous pouvons conclure qu’il est encore tôt pour parler de métamorphose sociale. Une secousse culturelle est donc nécessaire car « Si un pays veut se construire, qu’il se repose sur sa culture qui ne meurt que de sa propre faiblesse. »

Ferid Rahali › 12 Juillet 2013
nawaat.org

 

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