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Jacques Cousin "Jardins de lumière"

 

Jacques-cousin-« Jardins de lumière » est un temps suspendu, une étape réflexive au coeur d’un événement en constant mouvement. Cet ensemble d’images est le constat sensible de l’implication d’un auteur qui souhaite interroger l’actualité et la photographie dans une autre temporalité. C’est la volonté d’échapper aux injonctions de l’information en temps réel. Un retour à l’essence même de l’acte de photographier.

 

 

 

Jacques Cousin «Jardins de lumière»

Ce sont donc deux réactions qui se combinent dans la série « Jardins de lumière » : une révolution historique, à l’échelle d’un pays, et un mouvement de révolte personnel et construit contre l’aseptisation du regard.

Initiée en décembre 2010, la révolution du «Printemps arabe » gagne l’ensemble de la Tunisie durant toute l’année 2011, avant de s’étendre à l’Egypte, à la Libye et à une part importante du Moyen-Orient. Les images de cette Histoire en direct défilent à un rythme soutenu sur tous les écrans : télévisions, ordinateurs, tablettes et smartphones. Elles se volatilisent à mesure que de nouvelles images chassent les premières. La course à l’actualité imposée par les grands médias, la peur de ne pas être là au bon moment ou au bon endroit, poussent les photographes à couvrir cette histoire en marche quasi uniquement en numérique.

Depuis plusieurs années, Jacques Cousin s’interroge sur l’acte photographique. Sur son « pourquoi » et son « comment » à l’heure de l’accélération folle induite par l’évolution technologique et la disparition de l’argentique.
Son parcours photographique en agence l’a conduit dans de nombreux pays, principalement en Europe et au Proche-Orient. Ses sujets de prédilection sont liés à la religion et aux enjeux sociaux.

En 2010, il ressent un besoin de « ralentir » le processus photographique pour mieux interroger ce médium. Le collodion humide sur verre* s’avérera être le procédé qui lui permettra de répondre au plus près à ce questionnement sur la photographie, sur la fabrication des images, sur leur finalité.

Alors qu’il ne s’est jamais rendu en Tunisie, qu’il n’en connaît pas particulièrement l’histoire, n’y a non plus d’attaches spécifiques, Jacques Cousin décide en octobre 2011 d’y partir, équipé d’une chambre photographique en bois et de plaques de verre.

Dans ce voyage, Jacques Cousin ne recherche pas le témoignage ni le reportage, non plus une exploration esthétique, ni même artistique. «Jardins de lumière » se situe plutôt dans le champ documentaire, avec une vision d’auteur, personnelle.

Avec ce procédé ancien, « alternatif » comme il est désormais « tendance » de le nommer, Jacques Cousin entend profiter de sa lenteur, de ses contraintes physiques pour retourner à la source photographique. Sortir de l’instantanéité et de la vitesse des techniques numériques et prendre le temps d’écrire les images.

* Le collodion humide (1850 – 1880) est le premier procédé photographique à côtoyer l’Histoire de près. Roger Fenton (1853-1855), suivi de Felice Beato et Robertson couvrent la Guerre de Crimée. Aux Etats-Unis Mathew Brady, Alexander Gardner, Timothy O’Sullivan, George Barnard et d’autres couvrent la Guerre de Sécession. En juin 1860, Gustave Le Gray photographie Garibaldi au moment de l’expédition des Mille en Sicile, Eugène Sevaistre est également présent et photographie les barricades de Palerme. Ce procédé s’est ensuite évanoui autour des années 1880 avec l’arrivée du gélatino-bromure d’argent qui a permis l’industrialisation de la photographie et conduit à une recherche constante de toujours plus de rapidité et toujours plus de miniaturisation.
Le collodion est un nitrate de cellulose dissous dans un mélange d’alcool et d’éther que l’on étend sur une plaque de verre ou de métal. Quand ce mélange sirupeux commence à se figer, on plonge la plaque dans un bain de nitrate d’argent pour la sensibiliser. Les sels contenus sont ainsi transformés en halogénure d’argent sensible à la lumière. On égoutte alors la plaque, la transfère dans un châssis étanche à la lumière. Ces opérations se font évidemment en chambre noire. On peut alors faire une prise de vue avec la chambre photographique sur cette plaque humide. Celle-ci doit ensuite être immédiatement développée avec de l’acide gallique ou du sulfate de fer II puis fixée au thiosulfate de sodium ou au cyanure de potassium.
Sur plaque de verre, le procédé aboutit à un ambrotype, sur plaque de métal à un ferrotype.

Jacques Cousin "Jardins de lumière"

Vernissage le mercredi 26 juin 2013 à partir de 18h30

Entrée libre
Centre Iris... pour la photographie
238 rue Saint-Martin 75003 Paris
+33 (0)1 48 87 06 09     centre-iris.fr

 

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