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Centre national d’art vivant. La controverse

 logo-Centre-National-d-Art-Vivant-belvedere«La culture doit être le miroir de la réalité tunisienne», a lancé Sana Tamzini, mercredi dernier,lors d’une conférence de presse donnée par son comité de soutien au Centre national d’art vivant de Tunis (Cnav). Un centre qu’elle dirige depuis 2011 et que, désormais, elle doit quitter. L’artiste et universitaire a su, malgré le manque de moyens, dynamiser le centre en y diversifiant les activités et les événements, en conférant une certaine visibilité à de jeunes artistes à l’instar du groupe «Politiques» dont les cimaises du centre ont accompagné les  premières expositions. Révolutionnaire pour certains et rebelle pour d’autres, mais tout le monde atteste de sa compétence et de sa créativité, car elle a su redonner vie aux murs ternes des lieux en investissant même d’autres espaces jusque-là abandonnés. Mais il ne s’agit pas aujourd’hui de juger le travail de l’ancienne directrice du centre mais plutôt de mettre la lumière sur la manière avec laquelle elle a été démise de ses fonctions, manière jugée immorale par les artistes, les critiques d’art et par les autres personnes présentes à la conférence.

En effet, Tamzini n’a reçu aucune communication officielle l’informant de son limogeage décidé le 1er juillet dernier et ne l’a su qu’à la fin du mois. «Je ne remets pas en question cette décision mais je reproche la manière avec laquelle j’ai été démise de mes fonctions sans même  être mise au courant», a déclaré cette dernière et d’ajouter: «J’ai toujours été critiquée à cause de ma ligne de travail que j’ai voulu ancrée dans la réalité tunisienne. J’ai fait en sorte que l’on construise ensemble l’art contemporain en travaillant sur le long terme et je ne faisais pas dans l’événementiel.»
Abus administratif, décision politique ou volonté de tuer tout esprit créatif et avant-gardiste? Voilà comment certains présents ont interprété cette décision. «Depuis l’incident d’ El Abdellia, une nouvelle courbe a commencé à se dessiner visant à casser le mouvement des arts plastiques en Tunisie», a affirmé Houcine Tlili. Du même avis, Naceur Sardi a appelé à opérer une vue d’ensemble sur la situation depuis 2011. «Actuellement, on est en train de s’en prendre à la presse et à l’art», a-t-il précisé dans ce sens. Il s’agit aujourd’hui aussi, et d’une manière globale, de revoir d’importantes questions liées à l’administration tunisienne, aux rapports entre l’Etat et ses institutions et fonctionnaires et de parler d’indépendance financière, de statut juridique... Zeïneb Farhat, qui était également présente, a insisté de son côté sur la moralisation des rapports du ministère de la Culture  avec ses compétences et ses artistes.
En tout cas, il s’agit là d’une décision qui ne peut que susciter des interrogations, surtout en ce moment où tout le gouvernement est sur la sellette.

lapresse.tn    Meysem M., le 18-08-2013

 

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