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Les jours d’avant. Du 5 novembre au 21 décembre, à Regard Sud Galerie

 Nidhal-ChamekhCette expo, dresse le témoignage visuel d'un vécu collectif et individuel qui pour l'artiste n’a cessé de résonner entre les rues révoltées de la Tunisie, et la vie conditionnée de l’occident....
'Les jours d’avant', titre choisi pour cet événement, dresse le témoignage visuel d’un vécu collectif et indi¬viduel qui n’a cessé de résonner; Entre les rues révoltées de la Tunisie, son pays natal, et la vie conditionnée de l’occident tout un monde d’images et de références se dresse.

La pratique de l’artiste se développe comme des coupes et des dissections visuelles de l’histoire contemporaine. La complexité de cette tache traverse en filigrane l’ensemble du travail présenté, elle en devient même le motif. Fragmentée, disloquée, écartelée, vacillant entre violence et fragilité, désir de vue et autoréflexivité, l’oeuvre de Nidhal Chamekh tente de recueillir dans un espace plastique la dislocation visuelle de la réalité vécue. Dans cette impossibilité même, à travers cet insaisissable de l’aperçu, critique et mélancolie vont de paire. Le témoignage s’ouvre à la promesse, les jours d’avant à ceux à venir.

BIOGRAPHIE ET OEUVRE

Nidhal Chamekh est artiste plasticien et peintre de formation. Il a poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Tunis et ceux de Paris et réalise actuellement sa recherche doctorale à la Sorbonne. Les quartiers populaires de Tunis où il grandit et la persécution de sa famille militante vont avoir un impact profond sur son art.
Son discours, essentiellement fragmentaire, qui n’est pas sans rappeler la liberté du dadaïsme, puise dans toutes les époques et confondent les espaces et les cultures. On pourrait considérer son travail comme un outil pour « échantillonner » le chaos de l’histoire. Il s’agirait en somme de créer des plans capables d’opérer certaines « coupes du chaos » pour constituer une sorte d’archéologie sociale et culturelle visant à rendre sensible la complexité histo¬rique des images. Il s’agit aussi d’introduire le montage comme une façon de voir la temporalité sociale et recueillir dans un espace donné la dislocation visuelle du monde.

L’oeuvre de Nidhal Chamekh ne peut se définir par la seule technique, qui emprunte aussi bien à la peinture, qu’au dessin, ou encore au collage et qui est en train d’évoluer vers l’installation et la sculpture. La technique mixte est pour lui d’abord une liberté de moyen qui, dans un mélange d’approches, va construire un sens.
Au départ, il y a une intention mais celle-ci est vite menée par l’acte de créer lui- même qui conduit à un sens imprévu. Cela explique pourquoi la série peut porter un titre interrogatif : De quoi rêvent les martyrs ? L’artiste ne propose pas d’illustrer la réponse, de la reproduire plastiquement mais il laisse le langage plastique donner des réponses. Le questionnement est dans la manière même de produire l’oeuvre.
Prenons l’exemple de l’oeuvre qui porte le titre "Dessin 7", de la série précédemment mentionnée. Le dessin pré¬sente le visage habilement dessiné d’un héros martyr connu en Tunisie. Confondu dans sa nuque, surgit un autre dessin qui pourrait être autonome, d’une colonne vertébrale avec la cage thoracique, les lombaires et les cervicales. En travers de ces deux figures au trait d’encre, le corps d’un autre martyr gît, dessiné avec le même trait noir et précis de la planche scientifique ou du croquis d’une scène policière. Autour de ces trois figures centrales, gravitent des images tirées de magazines, soit collées, soit sérigraphiées.

Des motifs décoratifs de fleurs de papier peint occupent une partie secondaire du dessin tout en dialoguant avec le propos central. Les trois figures elles-mêmes sont liées par la superposition des motifs mais aussi par des éléments techniques : des segments de lignes numérotées comme des légendes se reportent sur la colonne vertébrale traitée comme une étude de Léonard. Un objet mécanique comme une pièce qui pourrait souder les parties entre elles, réparer ou meurtrir, qui pourrait être une cheville ou un outil de torture, est ajouté à la structure osseuse. Des numéros viennent comme des légendes sur chaque pièce de l’objet.
Des écritures, des photos énigmatiques ou pas, selon la culture du spectateur, des signes arabes, des références à la violence policière, à la parole interdite aussi par la bouche d’un personnage couverte d’un foulard noir, contribuent à un message que l’auteur lui-même semble découvrir en même temps qu’il se dit.
 
FOCUS SUR COUP

"Coup" documente une performance qui consiste à tirer à balle réelle avec un pistolet SPS, calibre 9mm. Le mon¬tage ne donne à voir en aucun moment la cible, c’est la présence d’un document perforé, accompagnant la vidéo, qui comble le récit et donne sens au tout. Le document comme preuve tangible ramène la vidéo au vrai déroulement de l’acte tant disque le brouillage des deux registres documentaire et fictif par une temporalité, un tournage et un montage spécifiques offre à la vidéo une certaine autonomie. Il s’agit en somme d’un document augmenté.
La performance filmée est une mise en scène de soi, une réaction à sa propre condition "d’étranger". L’acte est poussé à son degré extrême, celui de la violence, tant disque la situation refusée, elle, est réduite à son aspect le plus visible, celui d’un document administratif destiné aux étrangers.L’acte violent parait comme la tentative d’en finir avec cette condition. S’il parait comme un "geste de désespoir", le filtre “augmentant” de la vidéo lui confie une dimension plus triomphante.

Regard Sud
1-3 rue des Pierres Plantées
69001 Lyon

www.lyon.fr

 

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