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Soufia Bensaïd présente une exposition éphémère. Quand les sons et les couleurs se répondent.

 

Soufia-BensaidArtiste urbaine, elle avait résisté à la tentation champêtre et au désir agreste. Avant de s’installer et de s’immerger, trois mois, dans un ermitage.
Depuis qu’elle a acquis ce qu’elle appelle «sa nouvelle identité auditive», Soufia Bensaïd met en formes et en couleurs les sons qui lui parviennent. Non plus de l’extérieur, mais d’un ailleurs autre, difficile à définir, ressemblant pour certains à des choses connues, musique, bruissement d’un ruisseau, murmure d’une foule, d’autres indéfinissables, incernables…Sismographe vivant, concentrant toute sa sensibilité artistique dans ces battements, ces pulsions, ces harmonies qui rythment son oreille interne, elle les transcrit en lignes coulées ou brisées, en taches ou en myriades et leur donne une couleur mentale : le bleu. Celui de Paul Eluard qui voyait le monde «bleu comme une orange», celui que lui dictent ces sons qu’elle structure.

Cette série bleue, déclinaison épurée de sons et de couleurs qui se répondent, Soufia Bensaïd est venue du Canada pour la présenter au cours d’une exposition éphémère d’un jour que seuls auront la chance de voir ceux qui ont suivi le parcours atypique de cette artiste hors normes, en attendant l’exposition personnelle qu’on lui souhaite. 

La seconde partie de l’exposition aurait plutôt le vert pour couleur mentale. Née d’une décision longtemps ajournée, c’est au cours d’une immersion dans la campagne canadienne que cet ensemble a jailli. Soufia Bensaïd avait longtemps hésité. Artiste urbaine, elle avait résisté à la tentation champêtre et au désir agreste. Avant de s’installer et de s’immerger trois mois dans un ermitage.

Là, elle reconnaît explorer des choses nouvelles, différentes. Plus concentrée sur elle-même, elle ouvre un regard nouveau sur la vie, et cède à toutes les curiosités : médecines alternatives douces, traitements énergétiques, Rei Ki, voyance, acupuncture : tout est support  à sa quête, tout est écho à ses voix intérieures. C’est à la campagne aussi, une fois ancrée dans une nature peut-être un temps oubliée, qu’elle trouve le temps et la volonté d’assumer ses peurs : ces petites peurs quotidiennes, dérisoires, ridicules, que l’on n’ose pas avouer, que l’on essaye de démystifier sans pour autant les vaincre : la peur du noir, des araignées, de l’orage… C’est d’ailleurs à la suite d’un violent orage de campagne, et d’une nuit sans sommeil qu’elle décida de mettre en forme cette crainte. C’est ainsi qu’est née la série «j’ai peur», une façon pour Soufia non pas de dépasser ou de ressasser ces peurs, mais de les accepter avec douceur, avec lucidité, sans se faire violence.

Et puis il y a encore une série, très graphique, adoptant des tonalités acides, des contrastes toniques, une palette acidulée, joyeuse, musicale, qui laisse croire que la campagne de Soufia Bensaïd est une campagne heureuse.

Alya Hamza, 25-10-2013
lapresse.tn

Soufia-Bensaid

www.soufiabensaïd.com

 

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