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«Rachm3» de Amor Ghdemsi à l’espace Sadika. Un éternel recommencement.

 

RACHM-3Il expose jusqu’au 12 janvier 2014, chez Sadika, les traces de ses incessantes pérégrinations visuelles, les résultats de ses rendez-vous pris avec le hasard, avec la matière et les matériaux récupérés.

Rien ne se perd, tout se transforme, c’est par la trace et le «rachm» que Amor Ghdemsi reprend la maxime du chimiste et philosophe français Antoine Lavoisier. Rien ne se perd, «tout est voué à l’éternelle transhumance», comme le note l’artiste et critique d’art, se transformant dans ce cercle infini de l’existence. La boucle est bouclée et il n’y a pas de fin mais un éternel recommencement. Il expose jusqu’au 12 janvier 2014, chez Sadika, les traces de ses incessantes pérégrinations visuelles, les résultats de ses rendez-vous pris avec le hasard, avec la matière et les matériaux récupérés, le bois, le métal rouillé, le papier... de cette envie ténue de «marquer ce que l’on doit guère oublier», de redonner une seconde vie, un devenir autre à ce qui a déjà servi, d’exhumer une part, des bribes, ou des petites choses du passé et leur rendre hommage.


Amor Ghdemsi rend ainsi hommage à travers son exposition «Rachm3» à la matière. Puisant de son réservoir d’images, de ce que son environnement lui confie comme petits héritages. Il transforme ce qui ne doit pas se perdre sur le bois, arrache, colle, donne corps, dans son œuvre, à des hommes-conteurs, leurs chairs sont constellées de papiers colorés, tapissées de signes (talisman, invocations, culture berbère), d’écritures. Elles portent en elles leurs histoires: cet arbre de la vie qui centralise ce corps difforme dans «sojra», ses «trois soleils» qui veillent sur son monde, ses «talismans» et autant de renvois aux racines, au passé, à l’occulté,  qui renaissent «ici et maintenant», contre l’oubli, par l’imaginaire de l’artiste.  Conteur et passeur dans le temps, il ouvre des brèches, dans l’espace et le temps, à travers ses papiers collés , colle le vécu sur le présent, confronte des petits bouts de vies disparates et fait qu’ils chantent en chœur en gardant pourtant les traces de leurs vies antérieures. A. Ghdemsi rend aussi hommage à ses ancêtres amazighs...Ghdamès...Akakus... Tassili, se considérant, lui-même, comme «la trace et la continuité de leur rachm dans leur éternelle transhumance». A ne pas rater ces rachms.

Meysem M.   31-12-2013   lapresse.tn

 

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