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Home Sidi Bou Saïd "New Arabesque" | 8 Fevr > 30 Mars | Exposition personnelle de Najia Mehadji, Le Violon Bleu, Sidi Bou Said

"New Arabesque" | 8 Fevr > 30 Mars | Exposition personnelle de Najia Mehadji, Le Violon Bleu, Sidi Bou Said

NAJIA-MEHADJI-evntLe Violon Bleu accueille "New Arabesque" by Najia Mehadji

Vernissage Samedi 8 Février 2014, 17h00

Exposition du Dimanche 9 Février au 30 Mars 2014

Najia Mehadji, née en 1950, est une artiste peintre d’origine franco-marocaine qui vit et travaille entre Orient et Occident, entre France (Paris) et Maroc (Essaouira).


Début
Mes premières œuvres, dans les années 1970, sont des dessins qui évoquent des diagrammes sonores, par exemple le timbre d’une voix. Et cela m’a amenée à plusieurs reprises à faire des performances en sonorisant la feuille de papier sur laquelle je dessinais ; c’était comme une respiration, un rythme intime, une voix intérieure, qui me guidait.
Mon travail sur toile – au début – a été une longue quête de la couleur, ainsi qu’une réflexion sur la trace et la ligne qui continue encore aujourd’hui.
Je n’utilisais pas les matériaux et les supports traditionnels de la peinture mais du papier d’imprimerie, des encres sérigraphiques, de la toile brute, de la colle et de l’enduit ; des moyens réduits, pauvres, qui me rendaient plus libre.

Architecture
Toute architecture dessine des pans dans l’espace et joue sur le fond et la forme, comme lorsque je trace un trait qui révèle dans un même temps des espaces de chaque côté de celui-ci ou  une ligne circulaire qui engendre un volume ; d’où l’importance de la « réserve », dans mes œuvres, qui joue un rôle majeur entre les lignes tracées à la craie, tant sur papier que sur toile.
La lumière a une fonction essentielle dans l’architecture car elle a la capacité de transformer     les volumes et les reliefs (comme dans les bas-reliefs des temples en Égypte ou sur les portails     des cathédrales). La coupole et le chapiteau sont les principaux éléments d’architecture à partir desquels j’ai travaillé ; la première parce qu’elle représente le céleste et donc aspire aussi au spirituel, le second à cause de ses multiples variations végétales et leurs métamorphoses.  J’ai toujours été attirée par le dessin des lignes dans l’espace, le rapport entre les volumes,  la structure des formes dans la nature ou l’architecture, en particulier celles qui symbolisent les éléments de l’univers tels que les pyramides, les coupoles, les chapiteaux.

Dessin
La trace et la ligne expriment le temps (la durée), un peu comme les cernes de croissance d’un tronc d’arbre ; la main et la pensée se laissent entraîner dans un rythme nécessaire à son déroulement, et le dessin montre ainsi les étapes de sa gestation dans un mouvement vers l’expansion, la dilatation, le volume. Il est essentiel dans mon travail, tant sur papier que sur toile. Mes peintures sont en réalité de grands dessins à la craie réalisés dans une gestuelle physique et mentale ; ce sont des constructions fluides qui créent un lien entre le cosmique et l’humain, le spirituel et le sensible.

Coupoles
Le thème de la coupole est apparu dans mon travail en 1993, à un moment où j’étais particulièrement indignée par les crimes commis en ex-Yougoslavie, la stratégie d’« épuration ethnique » envers les Bosniaques de religion musulmane et la destruction de leur patrimoine culturel – Sarajevo est dans mon imaginaire comme la ville de Grenade en Andalousie à l’époque médiévale de son âge d’or, ouverte et multiculturelle ; j’ai donc eu envie de travailler à partir de certaines coupoles comme celle de l’Alhambra, puis sur l’universalité de cette forme dans l’architecture mondiale où l’on retrouve souvent l’octogone pour créer le passage du carré au cercle, du terrestre au céleste.
La coupole est une sorte d’intermédiaire entre l’humain et le cosmos, et sa forme semi-sphérique est à la fois voluptueuse et spirituelle.

Entre-deux
Depuis une vingtaine d’années, je vis entre Paris et Essaouira (Maroc) et ce va-et-vient d’un pays     à l’autre, d’une culture à l’autre, crée une distanciation qui me permet de relativiser et d’aller plus vite à l’essentiel, en dehors de toute habitude.
Ce nomadisme commence avec les œuvres Icares, réalisées au Maroc pendant un séjour de six mois en 1985, se référant au mythe grec au moment de l’envol d’Icare vers la lumière, avec le ciel pour territoire. Il se poursuit avec les Coupoles, métaphores du passage du terrestre au céleste, les Ma–, qui sont comme des « pans architecturaux » suspendus et ouverts sur le vide, les Arborescences et les Grenades, dont les motifs traversent de nombreuses civilisations de la Chine à l’Andalousie, et, plus récemment, les Suites goyesques, œuvres numériques réalisées à Madrid à partir de gravures de Goya.
Toutes ces séries se situent entre le dessin et la peinture, l’abstraction et la figuration, la couleur     et la lumière, le dehors et le dedans, le mouvement et le suspens, le sensible et le symbolique, le geste et l’idée, le géométrique et l’organique, la forme et le flux, la contrainte et la liberté, l’intuition et la réflexion, la perception et la mémoire – l’Orient et l’Occident.

www.najia-mehadji.com

NAJIA-MEHADJI

Le Violon Bleu
Ouvert du Mardi au Samedi
10h-13h l 16h-19h
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