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Les Tunisiennes et leurs vêtements dans le regard de Diana Lui et Mariem Besbes

 

ExpositionIMA-SponteL'exposition "L'Envers des corps" a ouvert ses portes à l'Institut du monde arabe le 10 décembre 2013. Fruit de la rencontre entre une créatrice tunisienne de textiles, Mariem Besbes, et une photographe franco-belge d'origine malaisienne, Diana Lui, l'installation raconte en 17 photos, les codes vestimentaires féminins tunisiens et leur influence sociétale de l'Antiquité à nos jours. Rencontre avec la photographe, Diana Lui.

Pourquoi cette collaboration avec Mariem Besbes ?

Diana Lui : L'idée de départ du commissaire était d'inviter un artiste de Tunisie et un autre de l'extérieur, pour faire collaborer les deux à cette exposition. J'étais très attirée par le sujet, et Mariem Besbes connaissait mon travail au Maroc sur la femme et le costume traditionnel. Donc elle pensait que j'étais la personne qui pouvait le mieux continuer à aborder ce sujet, celui de la tradition et de la modernité des femmes.

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Libération, tradition, flou

L'image de la femme dans les sociétés industrielles est quelque chose de très présent, le corps des femmes est souvent exposé aux regards pour la publicité. L'image des corps des femmes, de leurs vêtements est-elle différente en Tunisie ?

D.L : Les Tunisiennes sont très modernes par rapport aux femmes du Maroc, par exemple. Elles sont très en avance, très européanisées aussi. De l'extérieur, elles ont l'air à l'aise avec leur corps. Je ne vois pas des femmes qui cachent leur corps en Tunisie. La globalisation des vêtements est présente, tout ce qu'on voit dans les publicités se reflète dans leur habillement, la femme est plus libérée, et elle prend cette apparence. Les vêtement traditionnels existent encore, mais ils sont utilisés pendant les mariages et les fêtes culturelles.

J'ai fait porter ces vêtements traditionnels, très lourds, pesants, parce que je pense que les Tunisiennes n'ont pas eu à lutter pour leur indépendance. C'est arrivé comme ça, ça leur a été donné pendant les années 50, et je sens qu'il n'y a pas eu de vraie transition entre la tradition et la modernité. Donc j'essaye quelque part de simuler symboliquement ce passage.

Il y a une cohabitation entre le vêtement moderne et le traditionnel, parce qu'il y a un attachement à la tradition en Tunisie, mais les femmes ne savent pas comment se comporter vis-à-vis de la tradition : elles sont poussées vers la modernité, mais dans le même temps, elles sont très attachées à leur tradition familiale. C'est complexe, il y a différentes strates : comment je me comporte ? Est-ce que je suis une fille bien soumise et obéissante en portant des vêtements traditionnels, ou bien est-ce que je peux rester indépendante tout en les portant, etc…

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www.tv5.org  propos recueillis par Pascal Hérard  08.01.2014

 

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