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Des effets de la révolution…

zoubeir-turkiQuel sera le nouveau paysage pictural?
Le monde des arts et de la culture est en pleine effervescence, depuis la révolution du 14 janvier 2011.
A ce sujet, certains artistes tunisiens ont tenu à exprimer leurs opinions.


'Dans cette conjoncture, notre paysage artistique semble avoir perdu ses repères'', considère la plasticienne et universitaire Kaouther Jellazi Ben Ayed.
'Cette révolution tunisienne imposerait un dialogue pictural nouveau. Mais lequel? Sincèrement, je suis très
                     Zoubeir Turki

confuse'', ajoutant que ''désormais, la place artistique est envahie par des artistes contestataires plutôt que par des artistes révolutionnaires... et il demeure donc difficile de prévoir ce qui se jouerait éventuellement entre le cercle artistique actuel, ce qui va naître, et l'artiste tunisien'', souligne l'artiste.


''Soutenir, stimuler et approuver l'esprit de créativité ne pourrait plus se suffire de discours  stéréotypés car nos talents ont besoin d'actes inédits qui favorisent l'épanouissement d'artistes en pleine  effervescence ainsi que l'éclosion de nouvelles compétences artistiques'', affirme-t-elle.
''Soyons optimistes, notre Tunisie dispose d'une richesse culturelle et artistique vraie et il est crucial de l'entretenir, de la protéger et de veiller à développer son processus évolutif…   Que cette  révolution soit le nouveau médium artistique pour tous les talents !'',  conclut- elle.

Adel Megdiche, artiste-peintre

''Ce renversement culturel légitime doit être accompagné par un souffle nouveau dans l'art et doit toucher tous les secteurs'', déclare l'artiste-peintre Adel Megdiche.
''Il faut revoir tout l'enseignement artistique devenu parent pauvre de l'enseignement supérieur '', indique-t-il, ajoutant que ''c'est bien d'avoir en Tunisie une quinzaine d'instituts des beaux-arts, mais l'on ne peut pas avoir 500 ou 600 étudiants en 1ère année ''. Il déplore à ce sujet le surnombre ''antipédagogique''.
''Dans le temps, un atelier ne dépassait pas les 13 à 17 étudiants, sachant que l'on ne peut pas apprendre à dessiner dans un amphithéâtre''
Pour le peintre, il s'agit pour des instituts tels que celui des beaux-arts, de l'art dramatique ou de l'Institut supérieur de musique d'avoir comme ministère de tutelle le ministère de la Culture comme ce fut le cas auparavant, et non le ministère de l'Enseignement supérieur.
Par ailleurs, il ajoute que l'on doit réorganiser les unions qui ont le statut d'associations, à l'instar de l'Union des artistes plasticiens ou de celle des écrivains pour qu'elles soient libérées de la politique politicienne.

A ce sujet, Adel Megdiche affirme que ''l'union doit être crédible. Elle doit s'occuper des arts plastiques et des aspirations des artistes en tant que partenaire social vis-à-vis des autres partenaires, dont les  organisations non gouvernementales ou le ministère de la  Culture''.
Il ajoute que l'union ''doit servir les aspirations et les espoirs des artistes et non pas la cellule d'un parti politique''.
Concernant l'expression artistique, Adel Megdiche affirme l'importance de rendre justice à l'expression populaire dans les régions.
Il ajoute qu'il faut également s'occuper des arts populaires qui représentent le peuple et ses rêves, les moments de crise et de fête, la pensée de la rue, ses  espoirs loin de l'art officiel qui a trop longtemps été  encensé et qui est différent aussi de l'art des oppositions  et des contestataires représentés notamment par des figures connues comme Fadhel Jaïbi, Mohamed El Garfi ou Ouled Ahmed.
Ainsi, la création doit ''être accompagnée par des courants philosophiques, artistiques et idéologiques qui soient fidèles à ce courant populaire qui est appelé à se structurer, à se moderniser et à  avoir un futur'', ajoute-t-il.
''Il faut faire connaître l'expression populaire comme un art majeur et non mineur, il ne doit plus être considéré comme un objet de curiosité par le Tunisien et dénigré''.
''Les poètes et les musiciens ne doivent plus se contenter de faire de l’animation pour   les touristes dans les hôtels et les mariages. Fatma Boussaha est devenue la vedette d'un système au détriment de jeunes créateurs et de nouvelles valeurs étouffées'', conclut-il.

Asma Mnaour, artiste-peintre

''Après cette révolution de la jeunesse tunisienne, la scène artistique subira dans les années à  venir un changement radical, grâce au nouveau climat de dialogue politique qui ne manquera pas de s'installer chez nous'', déclare l'artiste peintre Asma Mnaour.
Ceci'' se distinguera par la liberté d'expression moteur de la création plastique'', ajoute-t-elle.
C'est ainsi que ''les artistes jusque-là opprimés par un pouvoir totalitaire, pourront s'attaquer directement à la vie socio-politico-culturelle à travers des œuvres audacieuses qui pourraient ouvrir les voies d'un avenir démocratique'' .
''J'ai l'impression que la majorité du public pense qu'une oeuvre artistique ne sert qu'à combler un besoin esthétique ! Ceci est faux '', déclare-t-elle, ''car l'art doit aussi faire réfléchir et indiquer la direction à prendre à un moment précis de son histoire. Pour la Tunisie, je crois que celle-ci est la plus importante bataille depuis Hannibal au lac Trasimène''. (La bataille du lac Trasimène en Etrurie (Italie centrale), en 217 avant JC, a permis une victoire- clé des armées carthaginoises commandées par Hannibal Barca face à ses adversaires romains menés par le consul Flaminius en leur infligeant une défaite cuisante).

Abdelmajid El Bekri, artiste-peintre

''J'accueille la révolution populaire du 14 janvier avec beaucoup de joie et de soulagement, car le secteur des arts plastiques, comme tous les autres secteurs en Tunisie, a souffert du despotisme, du manque de liberté et de transparence, sans oublier le favoritisme, le  copinage et la mauvaise gestion de la chose politique et des biens publics.
J'espère que les responsables de la faillite du système et  de la malversation dans le secteur des arts plastiques seront  invités à rendre des comptes et à répondre à des questions  comme: où est passé l'argent du contribuable? Où sont les  tableaux acquis par l'Etat? où est le musée des arts?  pourquoi la commission des achats se comporte d'une manière  qui ne plaît pas à la majorité des artistes?  Pourquoi la  fameuse responsable de la direction des arts au ministère  occupe-t-elle pendant des années trois postes clés à la fois?  Et bien d'autres questions qui débouchent sur de véritables  zones d'ombre.''

La Presse.tn, ajouté le 09-02-2011
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