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Exposition individuelle « Obliques » de Selim Ben Cheikh. Œuvre tranchante.

 

obliques-s-ben-cheiikhLignes tendues et fils barbelés qu’il saisit dans leur tension (sociale), dont il recueille les ombres, qu’il soumet à ses extrapolations plastiques.

«Au commencement, des lignes tendues. Si tendues qu’elles vibrent de tension. De ces vibrations originelles se dégagent des sons et des couleurs que je transforme en portées musicales ou en regards obliques. Vient ensuite l’ombre des lignes torsadées, fils barbelés, à points noués, révélant la volonté de clôture, à peine discrète, de l’espace public social visible à l’œil nu» : voilà ce qu’écrit l’artiste tunisien Selim Ben Cheikh en présentant son travail « Obliques », qu’il expose actuellement à la galerie A. Gorgi à Sidi Bou Saïd.

Ces deux éléments du paysage urbain s’épurent de leur environnement pour devenir élément plastique. Cela donne naissance à sa série de «tensions», où il photographie sous différents angles les lignes tendues, les plaquant ironiquement sur des fonds monochromes aux couleurs fuchsia

Entre ensuite en jeu, dans cette composition urbaine et sociale, le fil barbelé. Fortement visible depuis janvier 2011, il «donne le LA» pour nouer, enfiler et transpercer l’espace et le champ permis à nos mouvements et regards, créant ainsi la distance dissuasive avec le lieu inaccessible. Cet élément aux nœuds acérés devient pur matériau plastique pour l’artiste. Ce dernier se joue de la symbolique de l’objet, le reprend pour le soumettre à ses envies, s’intéressant à ses ombres projetées qu’il récolte avec son appareil photo pour donner corps à sa série «De fuite il n’y en a pas».  

Le fil barbelé évolue dans son travail, s’estompant des fois pour n’être  plus qu’ombres, dans sa série «Awcham» (tatouage) : ombres qui se glissent entre les froissures du papier (dans la série Dunes) ou revêtant carrément des allures calligraphiques, découpant le papier ou devenant élément d’ornementation.

La prise de position de l’artiste est palpable : il prend le temps pour remettre en question le nouveau décor quotidien, le chamboule, le découpe, le tranche, l’incise, le fragmente en unités. «Quand les lignes d’horizon se révèlent infranchissables et leur point de fuite ombre d’une ligne tranchante, on se doit de trancher. La fuite en avant n’est point permise», écrit dans ce sens Selim Ben Cheikh.

la presse.tn   Meysem M.   le 18-03-2014

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