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Interview du photographe Slown : La photo autrement !

 

Slown-ItvwSlown dépeint le monde ou plutôt son monde avec une vision onirique et artistique. Photographe de la génération numérique, il a appris la technique photographique en vacances de manière autodidacte, avant de devenir photographe professionnel, réalisateur ou encore concepteur d’émission web... Entretien avec un artiste épanoui…

JS: Pourquoi avez-vous choisi le pseudo « Slown » et pas votre vrai nom ?

S: C’est une histoire qui a démarré à mon adolescence à l’âge de 16 ans, je voulais créer ma propre entité, me démarquer. Ne pas être le fils ou le père de quelqu’un mais un personnage à lui tout seul. Par la suite c’est devenue ma marque de fabrique en tant que Slown le photographe et après le réalisateur.

JS: Comment avez-vous découvert la photographie ?

S: C’est venu un peu par hasard comme la réalisation d’ailleurs, ce sont des choses auxquelles je n’y avais pas pensé quand j’étais jeune. A l’âge de 17 ans je suis parti avec mes parents en vacances dans le sud tunisien et vu que je m’ennuyais un peu, mon père m’a donné un appareil photo numérique, c’était mon premier d’ailleurs, et il m’a dit « prends des photos des paysages ».

J’ai pris des photos de tout mais surtout de moi, des « selfie », ce qui m’a permis de faire une sorte de thérapie et ça m’a vraiment aidé à m’accepter, à m’apprécier et à faire la paix avec moi-même. Par la suite j’ai commencé à photographier mes amis, qui ont montré mon travail à des profs dans les beaux-arts et c’est là que Nadia Khiari de Willis From Tunis m’a contacté pour m’encourager à faire des études de photographie parce qu’elle a vu un vrai potentiel. Et vu qu’un conseil pareil ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd, je me suis inscrit à l’EAD pour prendre des cours de réalisation parce qu’il n’y avait pas encore d’école de photographie en Tunisie.

Entre temps je continuais la photo, j’ai ouvert un petit studio, j’ai participé à tous les concours de photo en Tunisie, j’en ai gagné quelques un et perdu d’autres.
A la fin de mes études de réalisation j’ai décidé de partir à Montréal pour faire des études de photographie pures et dures.

JS: Dans quelle école vous étiez à Montréal ?

S: J’ai été dans une école privée ou j’ai trouvé une formation de deux ans axée sur la photo commerciale et esthétique.

JS: Avez-vous un style particulier, des influences ?

S: Je n’ai jamais eu de vraies influences culturelles, photographiques, je fonctionnais à l’instinct. J’ai réalisé après que j’avais un style particulier car on reconnaissait mon travail et mes photos sans que je révèle mon nom.

JS: Qu’est ce que vous aimez prendre en photo ?

S: Mes gouts changent avec l’âge, au début j’aimais beaucoup les portraits, le côté plastique de la photo. Prendre une personne et la transformer en un objet ensuite j’ai dépassé le côté plastique pour arriver à l’esthétique, comme les photographie de mode de luxe.

Par la suite j’ai découvert la photo d’art, les photos abstraites que j’affectionne particulièrement. Et dernièrement j’ai découvert la photo des paysages, chose que je n’aimais pas à la base, mais que j’ai appris à apprécier. J’aime sublimer un endroit, le prendre en photo comme si c’était un portrait et non un paysage tout simple.

JS: Vous avez réalisé une série de portraits des réalisateurs tunisiens que vous avez exposés en 2013, racontez-nous l’histoire de cette expo.

S: Quand je suis rentré de Montréal il y a un an, l’association des réalisateurs du film tunisien préparait la deuxième rencontre et ils avaient comme projet de faire une exposition photo. Ils m’ont contacté en me disant qu’ils voulaient réaliser 20 portraits simples de réalisateurs tunisiens, ce qui en soi n’était pas très intéressant car faire une expo avec des portraits comme on en voit partout n’avait aucun intérêt. Et j’ai proposé une idée dans l’esprit des réalisateurs américains comme Hitchcock, Woody Allen ou encore Tim Burton qu’on reconnaît à leur silhouette.

 J’ai demandé aux réalisateurs de choisir chacun un endroit qui les représente et je me suis déplacé pour essayer de m’inspirer de leur personnalité et créer une photo carrée qui montre la stature du réalisateur. On a fait ça l’année dernière et on a refait l’expérience cette année avec une expo qui a très bien marché.
On espère recommencer l’année prochaine et pourquoi pas organiser une grande exposition ou il y aurait tous les réalisateurs tunisiens de toutes les générations.

JS: Et concernant la réalisation ?

S: J’ai fait des études de réalisation et j’ai toujours eu envie de faire des films. L’année  dernière j’ai eu ce qu’on pourrait appeler par une inspiration divine, j’ai écrit un scénario, j’y ai tout mis pour faire un court métrage. Là il est sorti et il s’intitule, « le Temps, la mort et Moi ». Il a eu de bonne critique ce qui m’enchante.

JS: Quel est l’histoire du film ?

S: C’est l’histoire d’un jeune homme qui vit à Montréal et qui est opprimé par le temps représenté par un personnage à part entière, ça parle aussi des rapports avec la mort car cette dernière devient une amie et n’est plus une finalité mais une solution. Et à un moment donné le héros rencontre l’amour et ça dérape…
C’est un petit court métrage un peu surréaliste d’une durée de 6 minutes…

JS: Il a été tourné à Montréal ?

S: Oui il a été tourné à Montréal avec des acteurs de plusieurs nationalités, le héros est colombien, on a une tunisienne, un québécois, un français et une libanaise et chaque acteur parle la langue de son pays d’origine pour souligner l’universalité de l’Amérique du nord parce que c’est un film qui parle surtout de cette partie du monde.

JS: Parlez-nous de la Web Tv que vous avez créée. Quel est le concept ?

S: J’ai fait une Web Tv juste après la révolution car je trouve qu’il n’y a pas assez de médias francophones en Tunisie. Moi je suis 100% tunisien et francophone et je suis décomplexé par rapport aux langues, j’en parle plusieurs et parmi elles le français et je trouve hypocrite les arabophones qui viennent crier au scandale alors que dans les pays comme l’Arabie saoudite ou autre, on trouve des chaines complètement anglophones.

Avec cette réflexion j’ai décidé de créer une émission en langue française, un peu décalée, dans l’esprit de canal, et qui parlerait de la Tunisie, de la nouvelle vie politique tunisienne, et de l’histoire aussi, parce que je me suis rendu compte qu’au canada par exemple, on connaissait très peu la Tunisie sinon pas du tout.
J’ai monté un petit documentaire qui parle des 3 millions d’années d’histoire en 6 minutes avec une introduction à la vie politique de l’époque. C’est une émission un peu satirique que j’ai réalisé en 2012 juste après les élections.
Pour revenir à votre expo de photographie, où est ce qu’on peut la voir ?

L’expo se passe actuellement à Ibn Khaldoun et elle va se déplacer entre plusieurs régions de la Tunisie.

JS: Ce sont les mêmes réalisateurs ?

S: Non, chaque année il y a 20 réalisateurs différents, de cette façon on aura les anciens et les plus jeunes pour réaliser une palette de réalisateurs de tout horizon.

JS: Quels sont vos projets ?

S: Je vais essayer de démarcher dans la communication pour diversifier mon travail, je prépare quelques projets d’expo et j’ai envie de tourner un peu partout avec mon film.
J’ai aussi le projet d’un nouveau film qui parlera d’amour et je ne vous en dirai pas plus…(rire).

Propos recueillis par N. Azouz

Interviews | Publié le 25.02.2014
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