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L’œuvre foisonnante d’Aly Ben Salem

Alybensalem-opiumLe grand rendez -vous avec le centenaire du peintre Aly Ben Salem (1910-2001)(*) à Beït Al-Hikma avait été interrompu, on s’en souvient, par l’arrivée  de la jeune révolution tunisienne. Une pleine journée lui avait été consacrée, cependant, dans les murs de l’Académie de Carthage en présence d’un aréopage de chercheurs, historiens de l’art critique, des amis, des membres de sa famille ainsi que de Madame Kerstin Hédia Ben Salem, son épouse, décédée il y a moins d’un an.
Cet artiste profondément méditerranéen aura vécu plus d’un demi-siècle «à la suédoise» et sa palette d’ocres et surtout de bleus n’a jamais cédé aux tentations de la grisaille de ce pays du Septentrion.

On ne sait pas durant tout ce va-et-vient entre la Suède et la Tunisie (à Sidi Bou Saïd puis à Hammamet), combien d’œuvres — des gouaches de grands et moyens formats — il aura produit exactement. On sait, pourtant, que cette production est énorme et qu’elle n’en finit pas de nous étonner quant à la vitalité de cet artiste à ses joies de l’âme, hédoniste qu’il fut tout au long de sa vie, ainsi qu’à ses modalités de style, même si certains observateurs sceptiques trouvaient qu’il  se répétait !
On sait, aussi, depuis son décès, il y a treize ans, que beaucoup de faux Aly Ben Salem circulent encore en Tunisie, principalement car, comme ce fut le cas pour le peintre Yahia Turki, ce sont des œuvres facilement imitables.

D’où cette ambiguïté à démêler le vrai du faux sauf, bien entendu, chez certains de ses admirateurs qui n’ont jamais cessé de fréquenter son atelier à la découverte de sa palette pleine de lumières, d’images edéniques et de musiques légères. En Suède, beaucoup d’œuvres d’Aly Ben Salem circulent, aujourd’hui, dans la capitale ou d’autres villes comme Vadstena ou Mönsteras, où il avait l’habitude d’exposer. Sur le site internet, on apprend aussi que la cote de l’artiste est sensiblement à la hausse, mais en deçà, comme pour la plupart de nos artistes, de ce que nous aurions espéré pour eux de 400 à 2000 euros pour les œuvres de grand format : «C’est, nous dit-on, beaucoup moins cher en Suède que dans les ventes aux enchères publiques». En outre, ce sont les héritiers des anciens clients de l’artiste qui les ont mis à la vente, depuis l’annonce du décès de l’artiste en 2001.
Dans nos murs, cependant, la flambée des prix ne cesse d’y aller de son train, malgré la situation économique du pays, qui bat de l’aile ! Qui a dit que l’art n’était pas une forme de thésaurisation ?
Réponse : les imbéciles.
Il faudra donc que les autorités de tutelle se mettent une bonne fois pour toutes à l’œuvre pour créer un véritable marché de l’art en Tunisie et coter les artistes, à l’image de ce qui se fait partout ailleurs dans les chapelles de l’art international. Cela fait quarante ans que nous ne cessons de le dire et de le crier.

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Terminons cette rubrique en rappelant — propos à l’appui — combien était appréciée l’œuvre picturale d’Aly Ben Salem en Suède. Il s’agit d’un article paru sur les journaux du Parti social démocrate suédois, daté du 18 juillet 1970 et traduit en français par l’artiste. Un commentaire au sujet d’une exposition d’Aly Ben Salem dans la ville de Mönsteras. Justement.  En voici le texte :

             Une féerie de couleurs au salon d’art de Mönsteras
«La rencontre avec l’art d’Aly Ben Salem est identique à une entrée féerique dans un monde extraordinaire des mille et une nuits. L’on se sent d’abord ébloui et, ensuite, chez soi dans un monde extraordinaire où l’artiste envoûte par ses jeux de pinceaux.
«Aly Ben Salem mit une vieille tradition picturale, mais elle est loin d’être conservative, elle est marquée par sa personnalité, le visiteur vit un art actuel moderne malgré son sens éternel.
«La  clarté et la luminosité de son art sont un salut venant des pays de lumière : il nous délivre de notre hiver, nous entraîne loin vers des latitudes de bonheur qui sont à l’opposé de notre triste condition.
«Aly Ben Salem se sent suédois, après ses nombreuses années de Suède mais, quand il peint, il nous prend toujours avec lui vers son pays natal.
«Son art a reçu dans notre pays   des critiques chaudes et élogieuses, il compte, parmi ses admirateurs, le critique d’art féroce du «Dagens Nyheter», le docteur Yugve Berq.
«Nous n’allons pas nous perdre dans le stylisme des hommes de l’art, nous devons simplement constater qu’Aly Ben Salem, cet oiseau rare, est le bienvenu dans la famille de l’Art actuel suédois.
«La ville de Mönsteras et ses environs  auront, pendant tout l’été, la possibilité de nouer contact avec son art».

Quant à nous, rendons plus visibles les œuvres de nos artistes.
(*) Aly Ben Salem est décédé en 2001 en Suède et rapatrié et inhumé à Hammamet

 Par Bady Ben Naceur 09-04-2014  lapresse.tn

 

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