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A chacun sa note, à chacun son instrument

Troudi-artyshowLa galerie de La Marsa Artyshow s'est convertie, le temps d'une exposition, en un terrain de jeu(x), où Oussema Troudi et Erasser Man ont lancé, du 5 jusqu'au 13 février 2011, la première mi-temps de la partie "Hymne à...". La seconde mi-temps prend fin aujourd'hui, vendredi 18  février 2011.

"Hymne à ..." est une exposition autour et dans la révolution tunisienne. Ses différents protagonistes se donnent la note et accordent leurs instruments au rythme des événements de ce dernier mois... A chacun sa note propre, à chacun son instrument de prédilection... mais la composition est la même, celle d'une nation, celle d'un pays pour lequel se joue l'ultime symphonie... A l'occasion, le parterre de la galerie s'est revêtu en vert, marqué d'un traçage blanc à la manière d'un terrain de football où se joue l'une des partie les plus attendues, ou plutôt inattendues, dirait-on.

 

Les travaux, que les deux artistes nous ont présentés lors de la première mi-temps, ont été réalisés entre le 15 janvier et le 5 février 2011, c'est-à-dire après la fuite du dictateur déchu. Une sorte d'archivage,d'arrêt sur les images des événements et des situations autour de la révolution. Les artistes s'inspirent et composent à partir du paysage, des décors, du boom visuel vu et vécu au quotidien. "Hymne à..." nous présente 10 toiles (techniques mixtes, fusain) signées Oussema Troudi et un assemblage photos de Eraser Man.

"Lacrimoso", pense Troudi en peignant l'agent de police. Il réunit sur les cimaises de la galerie, à travers ses toiles traitées en technique mixte, les différents acteurs de la partie ou de la symphonie, appelée "révolution". Anonyme et sinistre, le préposé à la sécurité se réfugie derrière son énorme casque, jouant sa dernière note en se fondant et en se confondant à la grisaille d'un arrière-plan brumeux et chaotique (qui nous rappelle le gaz lacrymogène, son instrument de prédilection). "Comodo ma no tropo", rétorque encore Oussema pour parler de Ben Ali et Leïla, représentés en duo de flûtistes. Les enchanteurs de la nation qui endormaient et anesthésiaient les "fidèles "à coup de mélodies répressives...

Un vide de 23 centimètres sépare les toiles figurant, entre autres, un éboueur contre-bassiste (affabile, molto affabile), un soldat avec son arme faisant le sourd, un autre soldat jouant de la guitare ("pizzicato"), un  manifestant chef d'orchestre ("a capriccio"), un gardien populaire au tambour ( "acceso") et un médecin au violon ("con anima"), en hommage à tous les médecins et bénévoles qui intervenaient, au cours de la partie, pour secourir ceux qui tombaient sur le terrain de jeu(x)...

Eraser Man intervient d'après les photos et images de la "révolution" reçues de France qu'il a récoltées et assemblées dans "accumulation 1, révolution à distance".
Le coup d'envoi de la deuxième mi-temps  a été donné le 14 février 2011 dans le même terrain de jeu(x). Neuf des dix toiles exposées en première mi-temps ont été remplacées par 6 toiles et 12 photos numériques réalisées et tirées entre le 11 et le 14 février.
Papier, crayon, fusain et photos en mains, Oussema et Eraser Man continuent de couvrir les événements autour de la "révolution". La partie prend fin tout à l'heure, en attendant la prochaine.
Ne ratez pas le dernier coup de sifflet...

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