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Trésors archéologiques de Kairouan : L’état des lieux

mars2011/letat-des-lieuxKairouan, cette ville emblématique, a toujours été un symbole multidimensionnel, un centre de rayonnement et un creuset de la culture qui a apporté une plus-value tout au long de l’histoire.
C’est aussi une cité qui a grandement participé au tissage de la civilisation méditerranéenne sur tous les plans, notamment dans les domaines du savoir, de la science, des arts, de l’architecture, de la religion et d’autres secteurs.

D’ailleurs, tous ses monuments historiques témoignent de la richesse de son patrimoine civilisationnel et de ses trésors dont certains, selon des informations parues récemment sur facebook, auraient été pillés par des membres de la famille des Trabelsi.
Et c’est dans ce contexte que le Dr Mourad Rammah, conservateur de la Médina de Kairouan, a tenu, le 27 février, une conférence de presse avec les correspondants régionaux pour éclairer l’opinion publique sur l’état des lieux et sur ces informations qui sont de nature à créer un climat de suspicion.

Vols de manuscrits

Le Musée des arts islamiques de Rakkada abrite une des plus belles collections d’art arabo-musulman en Tunisie. Ainsi, parmi les salles qui attirent la curiosité des chercheurs figure celle consacrée à des échantillons précieux de manuscrits anciens de la mosquée Okba et du Coran sur parchemin bleu, en écriture dorée et qui nous permet de suivre les techniques de dorure, d’enluminure et de reliure pendant trois siècles.
Le Dr Rammah précise qu’on peut admirer de beaux feuillets de plusieurs Corans légués à la Grande Mosquée par le souverain ziride et certains membres de sa famille, tels le Coran d’Al Mu’izz Ibn Badis, le Coran de Fatima Al Hâdhina, gouvernante de Badis, qui date de 410 H/1020 J.-C. et des princesses Um-Malal et Um-Allulu,  respectivement tante et sœur d’Al-Mu’izz.
Par la diversité de la forme, l’élégance de l’écriture et l’extrême richesse de leur orientation, ces Corans, ajoute le Dr Rammah, illustrent encore une fois le degré d’évolution et de prospérité de cet art des manuscrits et du parchemin à Kairouan.
Dans d’autres salles du musée, on peut admirer des spécimens de céramique kairouanaise, des objets en verre et en bronze, des carreaux de faïence et des lustres.
En 2009, ce musée a fait l’objet du vol de pages du Coran bleu en écriture koufique dorée. Les enquêtes et les investigations ont permis d’arrêter le magasinier du musée qui a été condamné à 66 ans de prison.

Les ruines de Aïn Jloula

La zone de Aïn Jloula (délégation de Oueslatia) renferme des ruines romaines bien gardées et qui n’ont jamais été détruites ou pillées, hormis l’existence de quelques fouilles illicites en vue de chercher d’éventuels trésors cachés. Et à chaque fois que cela se produisait, on informait les services de sécurité et de la garde nationale.

Le Canon ottoman

Tous les Kairouanais connaissent le célèbre Canon ottoman qui ornait la porte des Martyrs, porte à double arcade remaniée en 1772 et qui conserve des chapiteaux byzantins.
Or, en 2009, lors des travaux de réaménagement de la place, on a enlevé ce canon et on l’a caché dans les réserves du dépôt de l’ASM de Kairouan.
Donc, il n’a jamais été pillé.

Les sabres husseïnites de Sidi Amor Abada

Sidi Amor Abada, célèbre pour ses 6 coupoles, renfermait des sabres gigantesques qui ont été volés il y a une quinzaine d’années.
Seulement, quelques mois après ce vol, le malfaiteur a été arrêté au moment où il essayait de vendre son butin à un antiquaire qui l’a aussitôt dénoncé.?Ainsi, les célèbres sabres ont été restitués et se trouvent actuellement exposés au musée de Sidi Amor Abada.

Auteur : F.Z.
Ajouté le : 15-03-2011


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