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Rencontre «Jeunesse, Culture et Développement» à Dar Sebastian Hammamet : Quelle culture pour nos jeunes ?

mars2011/dar_sebastienLe Centre culturel international de Hammamet  a organisé dimanche matin  une rencontre ayant pour thème : « Jeunesse, Culture et Développement ».  Animée par Hatem Bourial, cette rencontre avait  pour objectif d’analyser les nouvelles tendances culturelles à l’œuvre et engager le débat sur les interactions entre les enjeux du développement culturel et les aspirations de la jeunesse.
Quels sont les modes d’expression culturelle de la jeunesse ? Comment se présente la participation des jeunes dans le champ culturel ? Quelles sont les perspectives de cette participation pour un développement culturel plus harmonieux ?  Telles sont les questions, parmi d’autres, qui ont été  traitées dans le cadre de ce débat.

Cette rencontre culturelle qui  a été rehaussée par la  présence de jeunes artistes, d’opérateurs culturels et d’observateurs de la scène culturelle a été riche et fructueuse. Critiques face à la société dans laquelle ils vivent et peu optimistes sur l’avenir, nos jeunes rêvent de vérité, d’expériences collectives et de liberté. Ils souhaitent vivre "à fond et dans l’instant" et se réfugient dans plusieurs formes culturelles comme la musique, le théâtre, le cinéma, l’internet…Mais Comment faire en sorte que l’accès à la culture soit une source d’enrichissement pour les jeunes et pas des situations où ils se sentent dévalorisés ou en échec ? Cette question  a été au centre des débats à Dar Sebastian. Adnène Helali, Président de l’Association  Medart estime que la culture a été marginalisée avant la révolution notamment dans les régions intérieures , un vrai désert culturel, qui ne dispose nullement d’infrastructure nécessaire à l’épanouissement des jeunes, contrairement au littoral où  les espaces culturels sont nombreux quoique mal utilisés. il cite ce fossé entre par exemple, Nabeul et Sbeitla ou Kasserine. La culture selon lui, n’est pas facultative, elle est  un droit. D’où cette envie actuellement d’impliquer cette jeunesse à la culture et au théâtre  puisque la région des hautes steppes dispose de pas mal de théâtres romains.

Quelle est la place des jeunes dans les associations, les collectivités territoriales et les équipements culturels ?   Comment décloisonner les logiques institutionnelles entre jeunesse et culture ?  Comment qualifier l’accompagnement des pratiques artistiques et culturelles des jeunes ? Dr Salem Sahli secrétaire de l’Association relative à l’éducation environnementale, a estimé que l’accompagnement des pratiques artistiques et culturelles des jeunes est un facteur : d’autonomie, d’apprentissage de la vie collective, d’engagement et de développement personnel des jeunes permettant une structuration de leur mode d’expression. Les chantiers d’environnement organisés à Hammamet depuis une dizaine d’années ont été, selon lui,  une grande réussite. Cela a permis un engagement de nos jeunes dans la vie associative. Mais comment attirer nos jeunes ? Mohamed Toukabri, journaliste, se pose quant à lui la question. « Quelle culture pour nos jeunes après la révolution ? Quelles sont les préoccupations culturelles de nos jeunes ?  La tâche est compliquée car on ignore, selon lui,  les vraies attentes de ce public jeune.

Les constats sont connus. La majorité des projets dans lesquels les jeunes s’engagent sont des projets artistiques.  « Mais nos espaces, souvent désertés,  permettent –ils de les attirer? Quel message culturel doit-on offrir à cette jeunesse ? Quels sont les mécanismes qu’on doit utiliser pour réinvestir les lieux culturels ? se demande Sofiane Harzallah. Face à nos jeunes, l’offre culturelle est inégalement répartie, peu coordonnée et pas toujours facile d’accès, à tous les sens du terme. Les différents réseaux travaillent encore trop peu ensemble, et restent cloisonnés. La  prise en compte des demandes spécifiques des jeunes n’est pas toujours existante ou appropriée.  Leur place dans les associations, les maisons de la culture et les institutions, n’est pas toujours assurée ou reconnue. Pour Leila Souissi, professeur de français,  cette accessibilité à la culture demeure difficile pour nos jeunes. Si on a faim et on manque de moyens, on reste à l’écart de la culture , ajoute -t- elle. L’accompagnement des pratiques artistiques et culturelles des jeunes n’est pas toujours qualifiée et de surcroît, peu qualifiante. « Qui s’occupe de cette culture ? s’interroge Chouaieb Turki, directeur dans une maison d’édition. Souvent, explique- t -il,  ce sont des intrus sans formation et qui n’ont rien à offrir à nos jeunes comme produit culturel de qualité.  Khaled Abida  quant à lui, a parlé d’une nouvelle jeunesse qui a  d’autres besoins et là, dit-il, il  faudrait tout d’abord s’adapter à cette nouvelle exigence des jeunes de facebook et repenser les structures d’accueil.

Par ailleurs, comme l’a précisé Dalel Bouslama, universitaire, chaque époque a sa culture et son idéologie. Nos jeunes ont besoin d’une autre vision culturelle. Hassouna Mosbah écrivain, a estimé que la culture officielle a beaucoup dominé le paysage culturel tunisien. Les jeunes ont besoin  maintenant d’une culture innovante, loin des idéologies ; une culture qui répond à leurs  attentes .  Harzallah estime qu’il n’y a pas de culture sans liberté et sans critique on ne peut pas avancer.  « Cette culture , conclut Hatem Bourial, n’est pas une affaire d’élite. On doit laisser nos jeunes monter leur propre projet culturel.

Ce sont là les questions qui ont été posées à tous les acteurs, écrivains et jeunes qui, malheureusement,  n’étaient pas assez  nombreux pour enrichir le débat.

Tunis - Mardi 29 mars 2011

Kamel Bouaouina

Le Temps

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