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Les mots déchaînés - Arts et décideurs : y a-t-il quelqu’un aux commandes ?

avril2011/masqueAu lieu de relancer la vie culturelle, on semble en haut lieu, opter plutôt pour rejoindre le doux ronron du provisoire. Manque d’audace ou bien est-ce que la méfiance que l’Etat tunisien a toujours éprouvée depuis les années 60 à l’égard de tous ceux qui voulaient s’exprimer artistiquement est-elle encore de mise ?

 

On ne comprend pas que dans un pays qui – malgré les multiples obstacles – s’est toujours accroché à faire partie des mouvements de pensée et d’art qui animaient le monde, la création demeure aujourd’hui, la grande absente sur l’échiquier. Il y a bien sûr – comme dans beaucoup d’autres domaines – un nombre assez fourni de vendus aux ex-dictateurs qui préfèrent aujourd’hui se faire petits et se terrer en attendant des jours plus cléments mais cela n’explique pas tout. Les quelques institutions acquises après des longs combats telles que le théâtre national débarrassé de leur petit sulbarterne dictateur sont enfouies aux affaires classées.

Qu’attend donc le ministère de tutelle pour trouver une solution à cette inertie ? Va-t-on nous faire croire que sans leur maître absolu plus personne n’est capable de remettre en marche cette machine ?

Allons donc !

Il est plus facile de pencher vers le manque de volonté que vers la faiblesse et le manque des moyens.

Que fait la commission d’Achat qui – aussi boiteuse soit-elle – insufflait aux arts plastiques le peu d’oxygène dont ils avaient besoin pour se mouvoir. Le ministère regrette-t-il les anciens commis qui ont trôné sur la réalité du secteur des arts et de la culture pendant des décennies ? Serait-il incapable de s’adapter aux nouvelles donnes sans les structures dont ils avaient doté les différentes disciplines artistiques et culturelles pour les museler et les mettre au pas… telles que les différentes « Unions » et les horripilantes commissions qui étaient érigées en véritables tribunaux du bien penser, bien ramper, bien saluer, bien applaudir, bien remercier etc…

Où se cache aujourd’hui cette flopée de comédiens, de plasticiens, de poètes qui à la moindre occasion étalaient leur plus large sourire, preuve de leur bonheur, à la Une des journaux et sur les écrans de télévision, pour vanter les mérites du grand chef qui se présentait aux élections contre lui-même ?

Ont-ils honte ? On en doute ! Déjà que les plus hardis d’entre eux ont été parmi les premiers à insulter la main qui les nourrissait et à le traiter de tous les noms.

La liste est longue et ce n’est ni par compassion ni par pudeur que nous n’en dévoilons pas le contenu et la liste ici mais simplement par choix stratégique. Il faut laisser ces vautours aux griffes limées et couvertes de vernis mauve croupir dans leur nauséabonde solitude. Dès qu’ils bougeront, nous dégainerons nos kalachnikovs fantasmagoriques.

Deux ou trois générations de musiciens, de plasticiens, d’hommes de théâtre… attendent pour relever le défi de la modernité et barrer la route aux prêcheurs pour la désertification totale de l’imaginaire tunisien.

Il est grand temps que le ministère leur fournisse les moyens dont ils disposent, qu’ils soient matériels ou politiques. Il est grand temps de secouer l’inertie et de sortir du ronron du politiquement provisoire. Il est grand temps que les décideurs – même passagers – définissent leur position par rapport à ce secteur qui – malgré le mépris dont il a souffert – demeure une arme – clef pour l’essor de notre patrie.

Par : Hechmi GHACHEM

Tunis - Jeudi 14 avril 2011

Source: Le Temps édition électronique

 

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