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Home Hammamet - Nabeul - Kelibia Du lundi 11 au 23 avril 2011 - centre culturel universitaire de Monastir - ''Causeries des murs'' - expo photo de Abdelbasset Touati

Du lundi 11 au 23 avril 2011 - centre culturel universitaire de Monastir - ''Causeries des murs'' - expo photo de Abdelbasset Touati

avril2011/MurTunis"Causeries des murs", tel est le thème de l'exposition du photographe Abdelbasset Touati qui se tient du 11 au 23 avril 2011, au centre culturel universitaire de Monastir .

Sur les cimaises du centre, 42 photos de graffitis sont exposées, retraçant les principaux événements survenus pendant et après la révolution du 14 janvier. L'objectif de l'artiste-photographe s'est posé sur des fresques, des graffitis et des tags colorés, habillant les murs de la capitale.
Les inscriptions qui y sont gravées témoignent de la fierté des tunisiens d'appartenir à ce beau pays, d'autres expriment la révolte ou des revendications politiques et sociales. La quarante deuxième photo, qui se démarque du lot porte l'empreinte du photographe. Peinte de rouge et de noir, l'artiste a essayé d'exprimer sa propre vision des choses et sa lecture comporte plusieurs interprétations.

Monastir, 14 avril 2011 - TAP

Pour en savoir plus: L’artiste plasticien Abdelbasset Touati a organisé une exposition intitulée «Les Murs». Il explique au «Quotidien» que son oeuvre artistique n’est pas absurde, mais qu’elle véhicule un message au public après la Révolution.

 

Qu’est-ce qui a inspiré votre exposition?

Les graffitis existent depuis des époques reculées, et certains exemples remontent même à la Grèce antique et à la civilisation égyptienne.
En Tunisie, depuis des années, cet art est devenu assez connu, surtout dans le domaine de l’expression sportive. Le graffiti est intégré dans notre révolution, on trouve des écritures de diverses formes sur les murs et dans les rues sous formes de dessins, de caricatures et autres.
Ce n’est pas par hasard que j’ai inventé une telle exposition. En tant qu’artiste et syndicaliste, sensible à tout ce qui m’entoure, j’ai bien suivi les aspects de la Révolution. J’ai rendu visite à plusieurs gouvernorats, Sidi Bouzid, Kasserine, Kébili entre autres. Mon travail est nettement plastique, j’ai joué sur les personnages, la lumière et les couleurs dans la plupart de mes photos.

Quel est le but de votre exposition «Les Murs»?

Je m’intéresse à l’art du graffiti, car il documente l’histoire de la Révolution du 14 janvier. Les clichés sont très significatifs, touchants et enrichissants, car, ils éternisent un fait historique et humain de la plus haute importance.
Les écritures sur les murs sont aussi spontanées que révolutionnaires. Je pense que le graffiti n’est pas un art «absurde», mais ciblé. Pour communiquer donc, j’ai emprunté un discours politique et social. Du côté politique, le graffiti révèle en effet, les points de vue des jeunes contre la politique de l’ancien régime. Du côté social, ces photos portent les souffrances des Tunisiens.

Quelle appréciation portez-vous sur la révolution?

En tant qu’artiste et médecin, je fus très imprégné par la révolution et j’ai participé à plusieurs manifestations. J’ai beaucoup d’espoir et de confiance en les jeunes tunisiens qui ont déclenché cette Révolution. On a passé du virtuel au réel, du facebook à la réalité pour créer ce changement radical. Rappelons qu’on a vécu auparavant une pollution audiovisuelle et un black-out médiatique. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire que c’était l’élite qui avait dirigé la Révolution, car la plupart des intellectuels étaient au sein de l’ancien régime.
Chapeau bas, donc, aux jeunes tunisiens combattants et dignes qui ont refusé l’injustice sociale et la tyrannie et ont été à l’origine de cette révolution.

Propos recueillis par M. Sa et N.A.

Le Quotidien