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Etre éco-muséographe en Tunisie

 

avril2011/chaambi-ecomuseeEmna Charfi est connue à Tunis pour être un membre actif de l'Association des Amis du Belvédère. Cette jeune femme à l'énergie débordante, fervente défenseur du patrimoine paysager et environnemental tunisien, est éco-muséographe. Mille et une Tunisie a souhaité en savoir plus sur ce métier pas comme les autres.

Mille et une Tunisie : Pouvez-vous me parler de votre métier d’éco-muséographe ? En quoi consiste-il ?


Emna Charfi : Je suis conceptrice et réalisatrice d'expositions à caractère scientifique, sur des thèmes de la nature et de l'environnement.  
Le travail se fait souvent en équipe, les chercheurs et ceux qui maîtrisent les aspects scientifiques du thème de l'exposition d'un côté et les designers, graphistes, techniciens en éclairage et autres compétences techniques de l’autre.
En Tunisie , les écomusées sont souvent rattachés au ministère de l’agriculture,  dans la mesure où ces derniers sont implantés directement  dans les sites naturels.
Vu mon intérêt particulier  et ma passion pour la nature, concevoir des écomusées est une satisfaction de tous les jours, c’est une activité qui unit mes compétences  professionnelles en tant que designer et aménageur  de l’espace et mon amour pour la nature. J’ai ainsi un droit de regard et sur le programme scientifique et sur la scénographie de l’exposition.

Mille et une Tunisie : Quel est le parcours universitaire en Tunisie pour exercer cette profession ?

Dans mon cas,  j’ai fait des études en design enseigné  à l’école des beaux-arts de Tunis, puis un mastère  en muséographie rattaché au département d’histoire de la faculté des arts, des lettres et des humanités de la Manouba. Mais cela n’a pas été suffisant pour moi parce que ce mastère dirige les étudiants plutôt vers la muséologie dans le domaine de l’archéologie, l’histoire et les arts populaires.
J’ai donc dû participer à des formations spécialisées dans diverses institutions tels que le musée d’histoire naturelle et la galerie de l’évolution à Paris.  Ces formations concernent la conservation des collections et des spécimens animal et végétal, la restauration des objets, la reconstitution des scènes de la nature, la taxidermie, le moulage, etc.

En Italie, j’ai eu la chance de faire deux stages avec le WWF en matière de signalétique  et d’aménagement de parcours pour l’observation et la découverte de la nature.
En Tunisie j’ai commencé ma carrière il y a 17 ans avec le projet de création de la cité des sciences dans le département des expositions. Puis je me suis lancée pour mon propre compte.

Mille et une Tunisie : Parlez-moi concrètement de vos réalisations et de votre spécialisation en valorisation du patrimoine naturel ?

J’ai à mon actif  la conception et la réalisation de 5 écomusées en Tunisie. Exemple l’écomusée de la réserve naturelle de Saddine au Kef, l’écomusée du parc national de Zaghouan, l’écomusée du parc national de Jbil, etc.  et  plusieurs parcours ou sentiers nature dans divers sites naturels, ainsi que des expositions temporaires ou expositions itinérantes qui traitent toutes des sujets environnementaux.

Ma dernière expérience date de mai 2010 avec la réalisation de circuits  écotouristiques  thématiques dans le parc national de Chaambi  dans le gouvernorat de Kasserine.  Ces circuits sont balisés et invitent le visiteur à découvrir les richesses du site à travers des jeux, des renvois, avec une interactivité entre les stations de visite et l’écotourisme.

Cette exposition en plein air est un exercice exceptionnel pour moi parce que je suis tombée amoureuse de ce lieu, des gens qui y travaillent, et des populations qui habitent autour.
Avec une petite équipe de 3 scientifiques et le conservateur du parc, on a mis un an pour sillonner les pistes et découvrir les secrets cachés de cette aire protégée depuis les années 80, ensuite pour concevoir des parcours destinés à des publics diversifiés (sportifs, birdwatchers, familles, scolaires etc.) pour valoriser les richesses naturelles mais aussi culturelles de ce site exceptionnel qui abrite le toit de la Tunisie à 1542m d’altitude.
L’aménagement de ces circuits a beaucoup contribué à la promotion du site qui,  malheureusement, est très peu connu et très peu visité.

Propos recueillis par Aurélie Machghoul - source: Mille et une Tunisie

Mardi, 19 Avril 2011

 

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