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Chante la vie, une exposition à l’Atrium Gallery de Carthage

atriumexpodec2010

Secrets de mains artisanes et de peintres

Au cœur de la mythique Carthage, à quelques pas du théâtre romain, l’Atrium Gallery se veut et il le fait bien un espace de rencontres et de convivialité autour des créations pluridisciplinaires qui font toute la richesse du patrimoine tunisien.
Ce sont des objets, des matières et des ambiances chaque fois renouvelés et qui se rejoignent avec harmonie pour l’amour du Beau. Autour des meubles en bois précieux, des articles de décoration, de la mosaïque, du calpinage, des revêtements, de la sculpture, des tissus d’ameublement, les œuvres d’artistes contemporains et modernes y trouvent souvent leur place, comme par enchantement. Ce fut le cas, le mois dernier, avec le passage de Jellal Ben Abdallah et de ses miniatures (souvent agrandies), basées sur l’utilisation judicieuse des signes et des symboles traditionnels tunisiens.


«Chante la vie», comme étrennes de fin d’année
«Chante la vie» est le thème qui concourt à cette nouvelle exposition de fin d’année, et comme une étrenne en ce mois de décembre aux espérances les plus chaleureuses. Pour Mouna Mechri, animatrice de l’Atrium Gallery, l’argument de cette manifestation est de «fêter» les artisanats et les arts plastiques mêlés, afin qu’ils puissent se retrouver dans une convergence absolue, miroir d’un patrimoine tunisien toujours ouvert.
Ce sont alors des entrecroisements de liens entre les secrets de mains artisanes et celles de peintres qui, tout en cultivant un art nouveau, n’en oublient pas moins leurs racines. Une mise en scène intelligente faite par cette animatrice où les objets au sol ou aux murs, de cette splendide villa, cohabitent harmonieusement.

Eloge de Zina, la Tozeuroise
Du vivier artisanal de Dar Chraïet, voici Zina, la célèbre tisserande du raphia, ces fibres que l’on tire des palmiers-dattiers pour les tresses plates, nattes à trois ou six brins. Les objets : couffins, paniers, corbeilles, marmites ont été détournés de leur fonction première.
Ils ont été pomponnés (du rouge au bleu). Mais ce n’est pas tout, Zina est aussi experte en fliges et en ceintures hram en laine, en bleu turquoise et rose, en margoums en jeté noir, en coupons de soie et de laine, en écharpes et en bakhnoug.
Elle a des idées et un savoir-faire, la Zina. Fères Chraïet aussi, à travers son design de sacs vison kholkhal, et gilet noir. Tout cela disséminé dans les recoins de la grande salle, épousant même les objets en céramique, les complétant.

Azdine Thabet : l’olivier, le corail, le poisson
Démarche originale aussi que celle du céramiste Azdine Thabet qui ne fait pas dans les ustensiles mais dans les objets métaphoriques de Dame nature, dans le végétal et l’animal : une giga installation pour glorifier l’Olivier (le grand arbre) avec des éléments en boules de céramique et des raccords en bois d’olivier. De grosses boules agencées en branches. Il y a aussi le «grand poisson» avec ses morceaux plats reconstitués. Puis les coraux rouges groupés en colonies comme sortis d’un récif… mais plus gros et grands que nature. Et puis encore les braséros (comme des feux de camp) qui épousent les paniers de Zina… cela va de soi! Enfin, les «bonbons» à consommer sans modération mais du regard seulement…

Les «tissé main» de Mariem Besbès et les bougies de Faten Bouassida
Chez Mariem Besbès, la laine est filée puis tissée avec des techniques et des matériaux traditionnels. Cela va des tissus d’ameublement à ceux des voilages. Les tons sont plutôt pastel, moins vifs que ceux utilisés dans nos régions. Ce sont les plaids, les étoles, les couvertures (vert prairie ou jaune curry), les écharpes où se conjuguent la laine et la soie. La petite gamme de bougies de gros calibre de Faten Bouassida, a des accents d’astrologie Saturne (une série de trois) ou d’élipse ou de mémoire ou même de Paris. Elles ne sont pas cylindriques. En stéraïnes, parfumées, leurs formes dénivelées, désarticulées comme dans une peinture surréaliste. C’est beau et nouveau.

Trois peintres : Chaouali, Dajani, Kassab
Après les mains artisanes , voici les artistes plasticiens eux-mêmes dont les œuvres (peintures sur toile) s’articulent entre tradition et modernité. Amine Chaouali qui scande ses thèmes pittoresques à travers un pleinairisme exaltant des couleurs et lumières de Tunisie; Salma Kassab très inspirée par son maître Mahmoud Sehili et qui nous offre un panel d’une cinquantaine d’œuvres qui «chantent la vie» au cœur de la Médina de Tunis «entre femmes», «entre murs», dans «la discrétion» et «la confidence». Des œuvres ocrées et terre d’ombre (comme celles de la palette de Sehili) et qui essaient de s’en démarquer progressivement… Enfin Rula Dajani, plasticienne jordanienne qui peint surtout des portraits comme dans les ready made d’Andy Warhol. Portraits de personnalités célèbres: Oum Khalthoum, Madonna, Lady Diana ou Ben Afflek. A travers un style hyperréaliste et une palette de couleurs légères comme de la mousse.
Un «chante la vie» réussi, grâce à des apports, singuliers et pluriels, de mains artisanes et de peintres réunis pour la circonstance.
Autre moment fort de cette manifestation: la dédicace du dernier livre de Abderrazak Chraïet, ce vendredi à l’Atrium Gallery, bien sûr.

Bady BEN NACEUR

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